mercredi 21 octobre 2009

Mon Paris Brest Paris 2007

J'ai souvent évoqué ici d'anciens souvenirs... Aujourd'hui, après avoir feuilleté mes vieux cahiers "kilométriques", laissez-moi vous parler de mon Paris Brest Paris 2007. Et oui, car en plus de noter les km parcourus, il m'arrive également de conter mes aventures cyclistes ! Mes impressions roulantes ! Mes commentaires acerbes ! Mes colères "ronchonnes" !
Je vais donc reprendre ici le compte-rendu de la première partie de cet épique PBP 2007 ! PBP: rouler sous la pluie... quelque part vers Tinténiac le mardi 21 août 2007 (J'espère ne pas me tromper dans la date.)

Mon Paris Brest Paris 2007 (Partie 1)

Le temps est gris. La pluie annoncée n’est pas au rendez-vous. Ce n’est que partie remise.
J’ai rendez-vous à 19h00 avec Michel Pola au Rond-point des Droits de l’homme à Guyancourt. Je suis en retard mais nous prenons néanmoins le départ ensemble dans le deuxième peloton qui s’élance à 21h50.
Après avoir essuyé quelques averses légères, nous arrivons à Mortagne au Perche à 3h30 pour une première pause-café. Nous repartons à 4h10. Et j’ai un mal fou à enclencher les cales de mes chaussures…
Bien que le gros peloton du départ se soit rapidement disloqué en une multitude de petits groupes, nous avons roulé très bien durant cette première étape de 140 kilomètres.

Dès le départ de Mortagne, Michel et moi nous nous perdons de vue. J’arrive à Villaines la Juhel à 7h40 après avoir parcouru 82 kilomètres durant cette deuxième étape.
Au pointage des cartes, je croise Thierry Miton de l’ACP qui me dit son espoir de faire son PBP en une soixantaine d’heures. Puis je pars déguster mon premier plat de pâtes ! Michel me rejoint 10 minutes plus tard et nous repartons ensemble vers Fougères.

Au départ de Villaines, le parcours est bien vallonné. Michel peine à me suivre dès que ça monte aussi me demande-t-il de continuer à son rythme. Je l’abandonne donc vers le 250ème kilomètre, à regrets… Je roule dans différents groupes jusqu’à Fougères où j’arrive vers 12h40 en ce mardi. Un petit crachin salue notre arrivée en Bretagne ! J’ai parcouru 85 kilomètres dans cette 3ème étape.

Après avoir aspergé les cales de mes chaussures de dégrippant, je repars sous la pluie ! Une bonne pluie d’automne qui pénètre bien. Je croise nombre de concurrents qui ont fait demi-tour : l’hécatombe commence !
55 kilomètres sous la flotte ! Rincé ! Trempé ! En plus le vent fort qui nous arrive du nord-est est la plupart du temps défavorable… A Tinténiac, si j’avais eu une voiture suiveuse, peut-être aurais-je abandonné…
Après avoir avalé un sandwich, je repars vers 16h pour Loudéac. En quittant le collège de Tinténiac, je croise les Koslowski, un couple de fertois, qui y arrivent. Je crois que c’est le 5ème PBP de Jacky, alors que sa femme en est à son premier.

La pluie cesse quelques kilomètres après avoir quitté Tinténiac. Je sèche un peu et roule avec un groupe de Montauban de Bretagne. Ce sont les régionaux de l’étape ! Ils roulent bien et sont sympathiques (6 gars et 2 filles). Par contre, je termine l’étape en mauvaise compagnie de 3 Italiens qui aimeraient bien me larguer… A Loudéac, où je suis à 20h, après une 5ème étape de 85 kilomètres, je me douche, je me change (Mes tenues de rechange restent sèches car je les ai enfermées dans des petits sacs de congélation zippés) et je prends quelques heures de repos dans le grand dortoir pas encore submergé de cyclos fatigués...). Je quitte Loudéac dans la nuit alors que les cyclos envahissent le point de contrôle.
La nuit n’est pas trop fraîche. Il ne pleut pas. Je roule souvent seul même s’il m'arrive d’accompagner un petit groupe, en particulier des Américains. Contrairement à 1999 et 2003, les villages sont quasiment déserts. Une bonne surprise pourtant, au milieu de nulle part, avant Merléac, un gars offre l’eau et le café (water and coffee, à dire avec l’accent breton !). MERCI A LUI !
Au contrôle secret de Corlay, je profite qu’il y ait peu de monde pour me reposer une demi-heure avant de repartir regaillardi vers Carhaix. Cette étape de 75 kilomètres se termine vers 5h30.

Après avoir avalé une ration de pâtes pour le petit déjeuner, je prends la route de Brest au soleil levant. Aux alentours de Huelgoat, le paysage est magnifique mais la montée vers le Roc Trézével est un peu gâchée par le vent et les camions !
A un kilomètre du sommet, un gros peloton tiré par les cyclos de Loudéac me rattrape. Ils s’arrêtent à Sizun pour se restaurer et notre peloton se désagrège en un multitude de petits groupes. La route est vallonnée mais le soleil fait son apparition ! Je peux finir cette étape sans Gore-tex et avec les lunettes de soleil ! Je ne les ai pas prises pour rien…
Il ne pleut pas sur Brest… Mais pendant que certains routiers bretons se conduisent comme des abrutis, les gendarmes brestois pourchassent une petite prostituée sur l’aire de repos près du pont Albert Louppe… Rappelle-toi Barbara… à chacun ses priorités au milieu de cette matinée du mercredi. Car j’arrive à Brest à 10h30 (En 1999, j’y étais arrivé à 7h30 et j’avais pris le train pour rentrer ! En 2003, j’avais viré à Brest à 11h15.) Je viens de parcourir 614 kilomètres qu’il me faut refaire dans l’autre sens !

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