samedi 31 octobre 2009

Cent cinquante-sixième sortie

Laurence est contente ! Elle vient de se choisir un nouveau vélo au magasin "Vélo & oxygène" de Montmirail. C'est un "Bianchi" vert bien sûr, comme Coppi ou Pantani...
Moi, j'aurais bien aimé acheter ce petit plat en aluminium... Quand j'étais petit, ma mère faisait cuire les pommes au four dans le même ! Hélas la quincaillerie de Montmirail, dont j'ai déjà parlé sur ce blog, était fermée. La vieille dame tenant la boutique a été opérée de la hanche, il paraît qu'elle rouvrira dans quelques jours.
Les peupliers(?) de Saint Barthélémy.
Nous avons parcouru aujourd'hui 64 km, plus que 1032 km et j'aurai 200 000 km à mon compteur cycliste...

vendredi 30 octobre 2009

Cent cinquante-cinquième sortie

Sortie sous un ciel bas et gris. Il n'y a pas une "belle lumière" aujourd'hui... Ce ne seraient pas des militants UMP qui collent les affiches du PS des fois ?
TONTON, reviens ! Ils sont devenus fous !
Le poirier de Grand Marché.

J'ai parcouru aujourd'hui 62 km, plus que 1096 km et j'aurai 200 000 km à mon compteur cycliste...

Le livre de mon Tour (2)

Je crois qu'il est fini ce livre ! Encore une petite relecture, pour éviter les répétitions, les fautes de frappe et d'orthographe, les erreurs de présentation... Il ne me restera plus qu'à attendre une petite promotion et je pourrai m'offrir mon livre... Mais on peut déjà en profiter en cliquant sur le lien suivant:
http://www.photobox.fr/creation/174644058

jeudi 29 octobre 2009

Cent cinquante-quatrième sortie

Petite visite à mon ancien directeur Pascal qui se remet actuellement d'une pénible opération.
C'est l'occasion pour moi d'acheter à sa fille Mathilde un petit lion en peluche ce qui permettra de financer le voyage de sa classe du lycée de Coulommiers à Prague.
Encore de belles couleurs de l'automne.
Ce n'est pas la nuit, juste un contre-jour. Le nom de ce hameau aux confins de la Champagne et de l'Ile de France me laisse perplexe. D'où vient-il, ce nom ?
De voisins querelleurs qui se cherchaient "NOISE" trop souvent ?
D'un "envahisseur" britannique qui trouva ce village trop bruyant (NOISE signifiant dans la langue de Shakespeare BRUIT, si mes souvenirs sont exacts...) ?
Qui pourra m'éclairer ?
Par contre, c'est bien le coucher de soleil sur La Chapelle Moutils, encore surpris par la nuit !
Le petit pommier des Crochots.
J'ai parcouru aujourd'hui 54 km, plus que 1158 km et j'aurai 200 000 km à mon compteur cycliste...

mercredi 28 octobre 2009

Cent cinquante-troisième sortie

Encore une belle journée pour faire du vélo ! Aujourd'hui, je vais rouler entre Villenauxe la Grande et Provins. Je pars assez tard, vers 14h30, et je me laisse surprendre par la nuit. Heureusement, j'ai la lampe à l'arrière et le gilet fluo. Il faudra quand même que je pense à monter le phare à l'avant, ce sera plus prudent...
Un restaurant où j'ai déjeuné voici 26 ans lors d'une semaine de sécurité organisée par la Mutualité Sociale Agricole en 1983. A l'époque je devais vérifier la conformité du matériel agricole dans les fermes de cette région même si je n'y connaissais pas grand chose... L'important n'étant pas d'être compétent, mais de faire croire qu'on l'est (C'est souvent le cas, non ?). Je crois que je ne m'étais pas trop mal débrouillé malgré quelques sueurs froides. Quand je ne connaissais pas le nom d'une machine, je l'appelais par sa marque. Au bout de quelques jours, je savais reconnaître un semoir d'une herse, une charrue d'un tracteur... !
Le frêne du ru de la Traconne.
J'ai parcouru aujourd'hui 82 km, plus que 1212 km et j'aurai 200 000 km à mon compteur cycliste...

mardi 27 octobre 2009

Cent cinquante-deuxième sortie

La saison des labours:Faites labours, pas la guerre...
Je l'ai toujours pensé que c'était des lieux d'anges heureux (Ah ! Ah ! Ah !)
Un des rares temples protestants de la région, à Saint Denis lès Rebais.
Le noyer de la côte du Geai, je croyais l'avoir déjà affiché sur ce blog, mais non...
J'ai parcouru aujourd'hui 63 km, plus que 1294 km et j'aurai 200 000 km à mon compteur cycliste...

lundi 26 octobre 2009

Cent cinquante et unième sortie

Quand Pascal m'a téléphoné hier soir pour m'inviter à aller rouler ce matin, je pensais faire une soixantaine de kilomètres... Mais après un copieux petit déjeuner ( Les bonnes habitudes de mon Tour de France perdurent...), j'en ai fait un peu plus.
Nous sommes partis vers Chenoise et Jouy le Chatel, ce qui nous a permis d'avoir le vent dans le dos pour rentrer vers la Marne. Ce qui m'a permis de photographier ce petit, très petit hameau puisqu'il ne compte que deux maisons une à droite de la route et l'autre à gauche. Un autre panneau indique "Villegagnon" juste après... Curieux
Un nouveau vieux panneau... à Neuvy dans la Marne où j'ai également fait la connaissance des...
...deux lamas de Montbléru !
A cette saison, il est aasez facile de faire de belles photos: soleil, belle lumières, arbres magnifiques...




Celle-là, je l'ai déjà prise, c'est même l'une des premières photos de ce blog mais en hiver.
Les marronniers de la forêt de Jouy.
J'ai donc fait 115 km, plus que 1357 km et j'aurai 200 000 km à mon compteur cycliste...

samedi 24 octobre 2009

CENT CINQUANTIEME SORTIE: YOUPI !

Depuis le début de cette magnifique année 2009, j'ai sorti 150 fois le vélo !
"Pas mal ! " aurait dit Garcimore. Plus d'un jour sur deux sur le vélo, pas toute la journée quand même.
Plus de jours de vélo que de jours de travail: Pédaler plus, pour... pédaler plus, pour...
Fainéant d'instit' ! Et une photo: Les noyers du Bois Jean.

vendredi 23 octobre 2009

Paris Brest Paris 2007 (le retour)

Brest-Carhaix (85 km)
Après avoir envoyé un baiser à un chauffeur de bus au fort accent finistérien qui me reprochait de n’avoir pas respecté un feu rouge, je quitte Brest avec difficulté à cause du vent et des petites bosses qui se succèdent. J’accompagne même durant un petit moment un engin insolite : un tandem couché où les deux cyclistes se tournent le dos !
Enfin, j’arrive au Roc Trézével et c’est le cœur léger que j’aborde la descente vers Carhaix. Hélas, il y a vraiment beaucoup trop de circulation sur cette route (pourquoi ne repassons-nous pas par Huelgoat ?). La pluie tombe à nouveau et les camionneurs sont toujours aussi respectueux des autres usagers…
Mais c’est avec un immense plaisir que je retrouve Anne et Yvon Bouilly qui m’attendent à Carhaix, ils sont venus en voisins finistériens. En 2003, ils étaient venus au départ en voisins franciliens !
Nous buvons un coup ensemble, et je dévore encore mon plat de … pâtes favori !
Et je suis heureux quand Yvon m’annonce qu’il va m’accompagner jusqu’à Corlay.

Carhaix – Loudéac ( 76 km)
Comme au bon vieux temps, nous roulons ensemble, Yvon et moi. Il ne pleut pas et nous arrivons rapidement à Corlay où je le laisse attendre Anne qui doit le récupérer en voiture. Un des rares bons moments de ce PBP 2007 vient de se terminer !
Je descends les bosses que j’avais grimpées la veille, du côté de Merléac et Saint Martin, et rentre assez tranquillement à Loudéac vers 20h00.

Loudéac – Tinténiac (85 km)
La nuit arrive quand je pars de Loudéac et je roule tranquillement vers Illifaut où m’attend le contrôle secret du retour. Et là, dès la sortie du village, il se met à pleuvoir, le vent se met à souffler très fort, un vent du nord très désagréable.
Alors la galère commence sur les routes d’Ille et Vilaine ! Comme mardi la pluie me détrempe la peau et les os mais en plus, c’est la nuit noire !
Je reste seul, évitant de rouler en groupe, mais il y en a si peu de groupes… car je ne peux garder mes lunettes et je n’y vois guère.

Ici, pour raconter la fin de cette étape, il me faut insérer un texte que j’ai publié sur mon blog le 17 janvier 2009 :

« La nuit du mercredi 22 au jeudi 23 août, entre Illifaut et Tinténiac, dans la Bretagne bretonne, la nuit noire de chez noir, vers minuit, une heure du matin. Il pleuvait des "cornes", des grosses "cornes" bien grasses ... La pluie, et la solitude, tout seul sur la route.

Tu t'attends à voir un panneau défraîchi dans la lueur de ta petite lampe qui est vraiment étanche, la preuve par la pluie, un panneau vieux, cassé, tout pourri: "Fin du monde..." Et tout à coup, au loin une lumière rouge, dans le ciel, là-haut. Et tu te dis : "Merde..." Tu te souviens qu' il faut en plus grimper près de ce relais de télévision, près du village de Bécherel (le village du livre, je crois). Mais tu n'as pas intérêt à sortir un livre à c'te heure...) Alors tu pédales. Des ombres diluviennes te dépasses. Tu vois les petites lueurs rouges de leurs feux arrière qui s'éloignent... vite, trop vite. Et puis une rengaine arrive à ta bouche:

"Pourquoi donc ? Parce que donc... Pourquoi donc ? parce que donc ..."

Et tu la répètes, tu la murmures d'abord, puis tu la chantes doucement, de plus en plus fort...

"Pourquoi donc ? Parce que donc..."

Et tu chantes à tue-tête...

"Pourquoi donc ? Parce que donc..."

Et tu hurles... Tu vocifères... Tu tempêtes...

Et tu passes à côté de cette saloperie de petite lumière qui te nargue dans le ciel... et tu cries à plein poumons

"Pourquoi donc ? Parce que donc..."

Tu traverses le village et là, comme tu es encore un peu lucide, mouillé mais lucide, tu baisses un peu le ton...

"Pourquoi donc? Parce que donc..."

Des fois qu'ils auraient envie de t'enfermer pour les avoir réveillés, tous les dormeurs de Bécherel, vous savez le village du livre et ... de la pluie qui tombent sur les pauvres randonneurs cyclistes. Elle ne fait pas des claquettes cette pluie, elle te mouille, elle te mouille, elle te mouille!

Et la descente arrive... et tu as froid maintenant, alors tu gueules à nouveau:

"Pourquoi donc ? Parce que donc..."
Une fois, dix fois, vingt fois.

Enfin, tu arrives à Tinténiac... Partout des cyclistes hagards et mouillés. Transis de froid... Si tu avais une voiture suiveuse, un camping-car d'accompagnement, tu sais que tu rentrerais à la maison...
Alors, dans le collège réquisitionné pour ton bien-être, tu sors des sacoches de ton vélo LOOK, jaune et violet, des petits sacs plastiques où tu trouves des habits de rechange, secs. Et tu vas te laver, te sécher, parce que tu as aussi une serviette dans un autre petit sac en plastique. Et tu te changes. Et tu manges une bonne soupe bien chaude. Et tu te trouves un endroit bien calme... sous un escalier où tu te couches, dans ton duvet, sec aussi, le dortoir est complet. Et tu dors une heure ou un peu plus. Mais ton vélo, le LOOK, jaune et violet, avec ses sacoches, son sac de guidon et sa sonnette. Il est resté dehors, sous la flotte, ton vélo, et dans ton demi-sommeil, tu crois l'entendre te murmurer à l'oreille:

"Pourquoi donc ? Parce que donc..."

Tout doucement, parce que, quand même, il ne veut pas te déranger. Ce n'est pas dans ses habitudes...
Quand tu repars, il ne pleut plus. C'est toujours la nuit noire et tu regardes ton vélo et tu lui dis:
"Parce que donc..." C'est beau un vélo, la nuit...... »

Tinténiac - Fougères (55 km)
C’est donc au petit matin, dans la nuit, que je prends la route de Fougères, au sec mais il me faudra terminer dans cette tenue : tout le reste est très mouillé…
La route est monotone, il y a peu de cyclos autour de moi et je roule la plupart du temps seul. Et je pointe à Fougères vers 7h30, l’heure du petit déjeuner : des pâtes, des pâtes, oui mais…

Fougères – Villaines la Juhel ( (87 km)
Je gardais un mauvais souvenir de cette étape en 2003. Cela se confirme ! Si je n’ai pas de problèmes de santé cette année : pas de douleur aux genoux, pas de problèmes intestinaux (Vive les pâtes !), le circuit est toujours aussi vallonné, surtout dans sa deuxième partie. En plus la pluie se permet de mouiller à nouveau mes beaux habits. Le vent de nord, tantôt m’aide et tantôt me gêne. Et malheureusement, les villages nous font peu la fête contrairement à 2003. Enfin après quelques montées qui me paraissent rudes, j’arrive à Villaines : OUF !
C’est ici que l’accueil est sans aucun doute le plus chaleureux. Un speaker commente les évènements. Les bénévoles sont adorables. Il y a un public nombreux et joyeux ! Vive le Vélo !

Villaines la Juhel – Mortagne au Perche ( (82 km)
Je repars le cœur léger pour cette nouvelle étape ! Jusqu’à Fresnay sur Sarthe, le vent est favorable et la route est belle. Ensuite, cela se gâte jusqu’à Mamers : grandes routes aux longues lignes droites, vents défavorables (Ils doivent être plusieurs…) et en plus mes amis routiers recommencent à m’embêter !
Pourtant malgré la pluie qui nous mouille à nouveau, je suis heureux de m’arrêter boire un café sur le bord de la route à l’entrée de Mamers. Et en plus la petite dame a eu raison d’apporter de petites galettes bretonnes. Cela me requinque un peu car je commençais à m’endormir. Je ne fais pas du vélo couché, moi !
Et me voilà reparti vers Mortagne à travers le Perche et ses routes plus calmes mais plus accidentées aussi.
Le sommeil commence à me rattraper : je bâille, je bâille, je bâille….
Heureusement, je rattrape un cyclo du Val d’Oise et nous terminons ensemble cette interminable étape en papotant comme deux vieilles pies (2 VIP, ah, ah, ah !) ce qui me fait oublier ma fatigue et la pluie qui se remet de la partie…

Mortagne au Perche - Dreux ( (74 km)
Rincé, trempé, mon arrêt à Mortagne est court ! Juste le temps de pointer mon livret, à 18h15 exactement… et d’avaler un délicieux plat de pâtes au beurre, un de plus !
Je quitte le Perche sous un léger crachin.
Miraculeusement, mon coup de pédale redevient efficace. Je n’hésite pas à mettre le grand plateau et sur la plaine je rattrape de nombreux compères qui me paraissent même légèrement à la ramasse…
L’entrée de Dreux est difficile, il faut bien suivre les flèches !
Ca y est, il ne me reste qu’une étape de 68 km et je téléphone à Lolo pour qu’elle vienne me récupérer à Guyancourt entre 1 h et 3h du matin.

Dreux - Guyancourt ( (68 km)
Le retour est difficile. Moins glorieux qu’en 2003 quand nous menions un peloton avec Michel Pola qui faisait un récital de Brassens : Quel beau souvenir.
Cette année, je suis très fatigué. Il me semble même avoir des hallucinations. Dans le faisceau de ma lampe frontale, les arbres m’apparaissent comme des êtres étranges, dans la traversée des villages je crois apercevoir des spectateurs imaginaires…
Et puis je roule avec un petit groupe qui hésite à chaque carrefour. Craignant la chute, je termine avec un vieux cyclo expérimenté, il a plus de 70 ans. Enfin, vers 2h15, me voici arrivé au gymnase des Droits de l’homme à Guyancourt où m’attendent Laurence, Guillaume te Pascal Bardat.
Je viens de terminer mon deuxième Paris Brest Paris (1227 km) en 76h41mn. En 2003, je l’avais fait en 74h21mn.

mercredi 21 octobre 2009

Mon Paris Brest Paris 2007

J'ai souvent évoqué ici d'anciens souvenirs... Aujourd'hui, après avoir feuilleté mes vieux cahiers "kilométriques", laissez-moi vous parler de mon Paris Brest Paris 2007. Et oui, car en plus de noter les km parcourus, il m'arrive également de conter mes aventures cyclistes ! Mes impressions roulantes ! Mes commentaires acerbes ! Mes colères "ronchonnes" !
Je vais donc reprendre ici le compte-rendu de la première partie de cet épique PBP 2007 ! PBP: rouler sous la pluie... quelque part vers Tinténiac le mardi 21 août 2007 (J'espère ne pas me tromper dans la date.)

Mon Paris Brest Paris 2007 (Partie 1)

Le temps est gris. La pluie annoncée n’est pas au rendez-vous. Ce n’est que partie remise.
J’ai rendez-vous à 19h00 avec Michel Pola au Rond-point des Droits de l’homme à Guyancourt. Je suis en retard mais nous prenons néanmoins le départ ensemble dans le deuxième peloton qui s’élance à 21h50.
Après avoir essuyé quelques averses légères, nous arrivons à Mortagne au Perche à 3h30 pour une première pause-café. Nous repartons à 4h10. Et j’ai un mal fou à enclencher les cales de mes chaussures…
Bien que le gros peloton du départ se soit rapidement disloqué en une multitude de petits groupes, nous avons roulé très bien durant cette première étape de 140 kilomètres.

Dès le départ de Mortagne, Michel et moi nous nous perdons de vue. J’arrive à Villaines la Juhel à 7h40 après avoir parcouru 82 kilomètres durant cette deuxième étape.
Au pointage des cartes, je croise Thierry Miton de l’ACP qui me dit son espoir de faire son PBP en une soixantaine d’heures. Puis je pars déguster mon premier plat de pâtes ! Michel me rejoint 10 minutes plus tard et nous repartons ensemble vers Fougères.

Au départ de Villaines, le parcours est bien vallonné. Michel peine à me suivre dès que ça monte aussi me demande-t-il de continuer à son rythme. Je l’abandonne donc vers le 250ème kilomètre, à regrets… Je roule dans différents groupes jusqu’à Fougères où j’arrive vers 12h40 en ce mardi. Un petit crachin salue notre arrivée en Bretagne ! J’ai parcouru 85 kilomètres dans cette 3ème étape.

Après avoir aspergé les cales de mes chaussures de dégrippant, je repars sous la pluie ! Une bonne pluie d’automne qui pénètre bien. Je croise nombre de concurrents qui ont fait demi-tour : l’hécatombe commence !
55 kilomètres sous la flotte ! Rincé ! Trempé ! En plus le vent fort qui nous arrive du nord-est est la plupart du temps défavorable… A Tinténiac, si j’avais eu une voiture suiveuse, peut-être aurais-je abandonné…
Après avoir avalé un sandwich, je repars vers 16h pour Loudéac. En quittant le collège de Tinténiac, je croise les Koslowski, un couple de fertois, qui y arrivent. Je crois que c’est le 5ème PBP de Jacky, alors que sa femme en est à son premier.

La pluie cesse quelques kilomètres après avoir quitté Tinténiac. Je sèche un peu et roule avec un groupe de Montauban de Bretagne. Ce sont les régionaux de l’étape ! Ils roulent bien et sont sympathiques (6 gars et 2 filles). Par contre, je termine l’étape en mauvaise compagnie de 3 Italiens qui aimeraient bien me larguer… A Loudéac, où je suis à 20h, après une 5ème étape de 85 kilomètres, je me douche, je me change (Mes tenues de rechange restent sèches car je les ai enfermées dans des petits sacs de congélation zippés) et je prends quelques heures de repos dans le grand dortoir pas encore submergé de cyclos fatigués...). Je quitte Loudéac dans la nuit alors que les cyclos envahissent le point de contrôle.
La nuit n’est pas trop fraîche. Il ne pleut pas. Je roule souvent seul même s’il m'arrive d’accompagner un petit groupe, en particulier des Américains. Contrairement à 1999 et 2003, les villages sont quasiment déserts. Une bonne surprise pourtant, au milieu de nulle part, avant Merléac, un gars offre l’eau et le café (water and coffee, à dire avec l’accent breton !). MERCI A LUI !
Au contrôle secret de Corlay, je profite qu’il y ait peu de monde pour me reposer une demi-heure avant de repartir regaillardi vers Carhaix. Cette étape de 75 kilomètres se termine vers 5h30.

Après avoir avalé une ration de pâtes pour le petit déjeuner, je prends la route de Brest au soleil levant. Aux alentours de Huelgoat, le paysage est magnifique mais la montée vers le Roc Trézével est un peu gâchée par le vent et les camions !
A un kilomètre du sommet, un gros peloton tiré par les cyclos de Loudéac me rattrape. Ils s’arrêtent à Sizun pour se restaurer et notre peloton se désagrège en un multitude de petits groupes. La route est vallonnée mais le soleil fait son apparition ! Je peux finir cette étape sans Gore-tex et avec les lunettes de soleil ! Je ne les ai pas prises pour rien…
Il ne pleut pas sur Brest… Mais pendant que certains routiers bretons se conduisent comme des abrutis, les gendarmes brestois pourchassent une petite prostituée sur l’aire de repos près du pont Albert Louppe… Rappelle-toi Barbara… à chacun ses priorités au milieu de cette matinée du mercredi. Car j’arrive à Brest à 10h30 (En 1999, j’y étais arrivé à 7h30 et j’avais pris le train pour rentrer ! En 2003, j’avais viré à Brest à 11h15.) Je viens de parcourir 614 kilomètres qu’il me faut refaire dans l’autre sens !

mardi 20 octobre 2009

Collectionneur de kilomètres !

Depuis longtemps, très longtemps, je note les kilomètres que je parcours à vélo. Je crois me souvenir avoir commencé en 1975, j'utilisais des fiches bristol mais je n'arrive pas à remettre la main dessus... Merdre alors ! Où ai-je bien pu les ranger ces satanées fiches ?
Par contre, j'ai retrouvé le premier petit cahier que j'ai utilisé: c'était en 1978 ! Je venais de rentrer à l'IUT de Lorient et la première "randonnée" (C'est le mot que j'utilise avant de parler de sortie dès la fin du mois d'octobre !) est notée en date du 17 septembre 1978, il y a 31 ans...
En 1979, je prenais ma première licence de coureur cycliste et je notais alors tous les entraînements et toutes les courses.
Et les cahiers se suivirent:
- un cahier "Cycles Gladiator" pour 1980 (rien par contre en 1981: j'effectuais mon service militaire à Châteauroux cette année-là !)
- un autre pour 1982: ma plus grande année ! Vas-y champion, appuie sur le champignon !
- de 1983 à 1989, je n'ai utilisé qu'un seul petit cahier où certaines années je n'ai inscrit aucun kilomètre bien que j'en aie parcouru malgré tout. Pas motivé en 1985 et 1986 ? Pourtant c'est en 85 que nous avons acheté le tandem et fait notre premier voyage...
- de 1990 à 1995, les kilomètres sont notés plus régulièrement et je pense ne pas en avoir oublié beaucoup...
- depuis 1996, je note sur de grands cahiers tous les kilomètres que j'effectue avec une précision presque maniaque: je suis devenu un COLLECTIONNEUR DE KILOMETRES ! Je suis même passé à l'informatique voici quelques années, j'ai un dossier intitulé "Mes kilomètres à vélo" dans l'ordinateur !
A ce jour, je sais avoir parcouru (selon mon comptage incomplet) 198 470 kilomètres ! Il me reste donc 1530 kilomètres à rouler pour atteindre les 200 000 ! C'est mon défi pour cette fin d'année: arriver aux 200 00 avant la fin de l'année: L'année de mes 50 ans, ça serait pas mal, non ?

dimanche 18 octobre 2009

Cent quarante-neuvième sortie

Belle journée pour rouler, en tout cas mieux qu'hier ! Presque 100 bornes de parcourues encore vers l'Aube (le département) et la Marne.
Un nouvel arbre: le noyer du ru ("Jeu de mots", aurait dit maître Capello !) à Villiers Templon.

samedi 17 octobre 2009

Cent quarante-huitième sortie

Sam'di après-midi en tandem et sous la pluie... D'ailleurs doit-on dire "en tandem" ou "à tandem"? Je préfère la première solution même si je dis "à vélo", ce qui devrait me faire dire "à tandem", un tandem n'étant qu'un vélo à deux places. Grand débat philosophique. DANGER ? Mais pour qui ?
Et puis nous sommes passés dans la lessiveuse, trempés, mouillés, rincés, essorés,,,,, Brrr !

mercredi 14 octobre 2009

Cent quarante-septième sortie

Encore un bel après-midi de vélo entre Ile de France, Champagne et Picardie ! Et cela malgré le vent froid qui soufflait du nord-est... Brrr ! Heureusement, il m'a poussé pour rentrer ! COULEURS d'AUTOMNE.
CHAMPAGNE, donc...
Celle-là, nous y avons déjà eu droit: la petite vierge des vignes de Bergères sous Montmirail.
Non, non ce n'est pas une rose de Picardie mais presque.
Il reste beaucoup de raisin après les vendanges cette année: les quotas... et tout ce raisin qui va périr ! pourquoi pas un truc dans le genre "Champagne du coeur" comme les restos: HIC ! à la tienne, Etienne !Un nouveau vieux panneau avant d'entrer en Picardie.
Poires de Picardie...
Une baignoire de potager: une exclusivité pour mes découvertes baignoirologues, la baignoirosphère m'applaudira...
Belles couleurs !
INTERLUDE...
Ne l'ai-je pas déjà exposée cette jolie route ?
Le poirier des vignes de Boutavent.

mardi 13 octobre 2009

DOPING ?...

Un coureur cycliste vient de mourir d'une embolie pulmonaire. Il a été retrouvé mort dans sa chambre d'hôtel au Sénégal et bien sûr, encore une fois, on va parler de dopage, à juste titre sans doute. Mourir à 34 ans, c'est rarement une mort naturelle, surtout pour un champion...
Souvent, j'ai entendu dire que le dopage, ou le doping comme on disait autrefois (je vous parle d'un temps...), est une pratique ancienne, enracinée dans le monde cycliste, une "culture" en quelque sorte.
Et je me suis souvenu d'une enquête à propos de Roger Rivière, parue en septembre 1959 dans le magazine "Miroir des sports". Roger Rivière, 23 ans en 1959, recordman du monde de l'heure depuis le 23 septembre 1958 quand il parcourut sur la piste du Vigorelli à Milan la distance de 47 km 347 dans l'heure, et cela malgré deux crevaisons. Roger Rivière qui voulait, en cette année 1959, devenir un champion de la route après avoir été le roi de la piste: il gagna les étapes contre la montre du Tour 1959 à Nantes et Dijon et faillit vaincre au Tour d'Espagne.
Accusé, soupçonné d'avoir recours au "doping", Rivière s'explique assez franchement, discours d'un autre temps que j'ai souvent entendu pour ma part.
Quel coureur pourrait aujourd'hui tenir un tel discours sans être exclu de son équipe, banni par toutes les fédérations. Il serait immédiatement désavoué par tous les responsables, proscrit par les directeurs sportifs (Les Français en particulier... Oui, ceux qui n'ont pas été capables de dénicher, de former un vrai champion depuis... depuis... fort longtemps...) Tous ces Tartuffe qui se donnent toujours le beau rôle mais ce sont toujours les coureurs qui paient les pots cassés ! Alors, je livre ici une partie de cet article, sans volonté de juger, ni Roger Rivière, ni Frank Vandenbroucke ni qui que ce soit. Mais je sais qu'à un moment donné, nous avons eu les mêmes rêves que ces champions... Moi, je continue à rêver sur mon vélo. Eux ne rêveront plus jamais ! Qu'ils reposent en paix au Paradis du vélo avec Marco Pantani, Luis Ocana, Jacques Anquetil et tant d'autres.

"Il serait effectivement cruel d'accabler un champion comme Roger Rivière. S'il est vrai que le passé est garant de l'avenir, il est homme à prendre d'éclatantes revanches.
Ce qui inquiète dans son cas n'est pas qu'il ait été battu. Ce sont ces brusques défaillances qui l'accablent et transforment soudain le pur-sang en rosse éreintée, incapable d'un sursaut. Défaillance dans Paris-Roubaix, défaillance dans le Dauphiné, défaillance dans le Championnat de France, défaillance dans les Nations, cela fait beaucoup.
LE PROBLEME DES « STIMULANTS »
Faut-il incriminer l'abus du doping ? Certains de nos confrères, sans mettre directement Rivière en cause, n'ont pas hésité à poser la question après le Grand Prix des Nations :
« Ce Grand Prix des Nations, écrivit Pierre Cha-ny dans « L'Equipe », a confirmé la nature d'un mal qui ronge les pelotons depuis trop longtemps et qui
menace les victimes aussi sûrement qu'un cancer : le doping. Nous posons la question : sur les vingt-cinq sélectionnés, combien avaient refusé le secours d'une drogue miracle ? S'il en est plus de trois pour répondre « moi », alors nous abandonnons notre prochaine mensualité à la caisse de secours des cyclistes professionnels. Mais nous pouvons dormir tranquille. »
Plus précis encore, Robert Chapatte, dans « L'Au­rore » tranchait dans le vif :
« Inutile de le dissimuler, écrivait-il, Roger n'a pas couru les Nations à jeun. Et nous ne saurions ici le lui reprocher. Comme le répète souvent An-tonin Magne, on ne va pas à la chasse sans cartou­ches... Combien sont-ils, dimanche, à avoir fait appel à ce nouveau produit venu d'Allemagne et que l'on peut absorber par injections intra-veineu­ses, intra-musculaire, par voie buccale ou sous-cutanée et dont le nom est à peine connu des phar­maciens français (1) ? Je ne sais, mais ce produit venu après tant d'autres n'a pas apporté la révo­lution escomptée. »
SI LE SOLDAT PE MARATHON...
René de Latour a franchement abordé le pro­blème dans l'entretien qu'il a eu avec Rivière.
Contraint de marquer Gaul dans l'étape Albi-Aurillac, Roger Rivière a dû laisser Anquetii filer à l'avant. Il per­dra de précieuses mi­nutes et ta possibilité de devenir* leader.
Contrairement à beaucoup de coureurs, le cham­pion du monde de poursuite ne s'est pas dérobé. Il n'a même pas été gêné :
Je ne sais pas comment se comportaient les coureurs d'autres générations, lui a-t-il répondu, mais je suis sûr qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil et que mes prédécesseurs, lorsque des ef­forts trop intenses leur étaient demandés, avaient recours à des médications. Elles ne les ont pas tués, que je sache. Si le soldat de Marathon avait eu re­cours à des reconstituants, il ne serait sans doute pas mort (sic).
- Vous estimez donc, a insisté notre collabora­teur, que les « stimulants », les « reconstituants », doivent normalement faire partie de l'arsenal d'un coureur cycliste, au même titre que les massages ?
Oui, a encore répondu Rivière, à condition tou­tefois qu'il ne s'agisse jamais de soins empiriques, mais scientifiques. D'ailleurs et ce n'est pas un secret, les coureurs qui tiennent à faire une longue carrière suivent les conseils d'un médecin qui les connaît et ne leur donne que ce qui convient à leur tempérament. Il ne s'agit donc pas d'expériences dangereuses. Au reste, les cyclistes ne sont pas les seuls à demander à la science d'obtenir de meilleures performances, d'éliminer la fatigue, de les aider dans l'effort. On a dit de moi que j'étais « un coureur de laboratoire » aux performances « ame­nées » par une préparation très précise. Je prendrais volontiers cela comme un compliment, puisque c'est la preuve que je sais ce que je veux et comment m'y prendre pour y parvenir.
(1) IL s'agit sans doute de la Methedrine, produit de la famille des amphétamines.
Lors de la 14ème étape du Tour de France 1960, Roger Rivière, 2ème du classement général à 1"28 du leader et futur vainqueur Nencini, chutait dans la descente du modeste col de Perjuret. Sa carrière cycliste s'arrêta là...

lundi 12 octobre 2009

Maman...

Voici deux ans jour pour jour, ma mère gagnait sa dernière demeure au cimetière de Belz, elle avait 84 ans. Le 30 avril 1944, elle avait été prise en photo à Saint Cado. Elle avait donc presque 21 ans puisqu'elle était née le 28 juillet 1923 de Marie-Julie Le Corvec, ma Mémé Julie, et de Pierre Le Guennec, mon grand-père que je n'ai pas connu.
Cette photo n'est pas datée mais elle est de la même époque. On reconnaît, à droite, ma mère, Anne dite Nanette, avec ses copines: à côté d'elle, Antoinette qui fut boulangère à Landaul plus tard ; près d'Antoinette, Solange qui d'après ce qu'en disait maman était la "boute-en-train" du groupe; enfin, à gauche sur la photo, les deux soeurs Aline et Rosine (je crois bien les reconnaître...). Par contre, je ne sais qui était le photographe.
Cette photo a été prise pendant la Seconde Guerre mondiale: la jeunesse !
Même si cette période fut difficile (privations,peur de l'avenir..), ma mère en parlait toujours avec nostalgie et même sans doute un peu de regret: Le travail dans la conserverie de poissons à Quiberon, "l'exode" en 1944 après le débarquement quand les Allemands ne voulaient pas se rendre dans la poche de Lorient et qu'il fallut, sur l'insistance de mon grand-père quitter Saint Cado pour aller se réfugier à Locoal-Mendon ou à Crach à une dizaine de kilomètres...
Et puis, 13 ans après mon frère,10 ans après ma soeur, je suis arrivé... non, non pas à vélo ! N'enjolivons pas la légende...
Sur celle-ci, je n'ai pas l'air heureux de poser. En arrière-plan, c'est le cimetière de bateaux de Saint Cado qui brûla en 1972, si mes souvenirs sont exacts. L'un de ces trois thoniers était le "Marcel-Mathilde", le bateau de mon pépé Pierre. Ce devait être un beau Dundee comme en peignit Paul-Emile Pajot.
Au dos de cette photo, ma soeur Evelyne a écrit: Jean-Pierre, 8 mois avec papa et maman.
Je pense souvent à vous...