mercredi 2 septembre 2009

Le dernier Tour de Louison Bobet

Louison Bobet, donc... Le petit mitron de Saint Méen le Grand (son père était boulanger dans ce village d'Ille et Vilaine) gagna 3 Tours de France en 1953, 54 et 55... Pas mal ! Sur cette photo, il pose aux côtés d'Yvette Horner en 1954. Je ne connais pas les autres personnes...
En 1959, Bobet a l'essentiel de sa carrière derrière lui. Né en 1925, il a donc 34 ans et a été victime de nombreuses blessures depuis deux ans. Pourtant en cette belle année, il veut croire encore en son destin cycliste et après sa victoire dans Bordeaux Paris, il se pose en co-leader de l'équipe de France au même titre qu'Anquetil, Rivière et Géminiani (on les surnomme d'ailleurs les 4 Grands...). Quatre leaders pour une équipe de 12 coureurs... y'a un malaise ! que le directeur technique de l'équipe de France, Marcel Bidot, tenta de dissiper avant le départ. Il n'y parvint pas vraiment.
Bobet fut déclaré bon pour le service...
..et malgré quelques chutes et bobos...
... il assuma un rôle apprécié de capitaine de route, n'hésitant pas à servir de poisson pilote à Anquetil...
... ou à donner de judicieux conseils à Rivière et consorts !
Dans l'étape du Puy de Dôme contre la montre, il termina à une honorable 11ème place même s'il fut rattrapé par Charly Gaul.
Mais dans l'étape Lautaret Aoste, le champion connu une défaillance qui le contraignit à l'abandon. Pourtant, marque des seigneurs, il ne quitta pas le Tour au fond d'une vallée, en catimini... Non, il abandonna après avoir franchi le col de l'Iseran, le plus haut sommet de ce Tour (Plus de 2700 mètres !): LA CLASSE, quoi ! Sans doute se rendait-il compte qu'il ne reviendrait plus sur la plus grande course du monde.
"Vas-y, Bobet !", même si je fais plutôt partie de la génération "Vas-y, Poupou !" je me souviens m'être fait souvent apostropher de la sorte sur les routes du canton de Belz quand j'étais petit (et même un peu plus grand). D'ailleurs mon premier vélo était un "Louison Bobet" !
Quand je jouais au foot aux Bélugas de Belz, en pupilles, nos dirigeants nous offrirent un baptême de l'air après une brillante saison. Cela se passa sur l'aérodrome de Quiberon . Je ne me souviens plus des détails de l'opération mais je me rapelle qu'un dirigeant, Marcel Launay, nous dit: "Attention, vous allez peut-être voir Louison Bobet dans son avion !" Je crois avoir dévisagé toutes les personnes sur cet aérodrome mais je ne le vis pas.
Pourtant, il aurait pu être là car ce fut lui qui créa le centre de thalassopérapie à Quiberon et il y venait régulièrement en avion.
Louison Bobet est mort en 1983.

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