samedi 1 août 2009

Vingt-quatrième étape, Lanslebourg Aoste, 16O km: Ma grande étape alpestre

C'est avec deux jours de retard que je publie le récit de cette grande étape de montagne que je redoutais un peu. J'avais prévu de partir tôt et le personnel de l'auberge de jeunesse de Lanslebourg a eu la gentillesse de me préparer le petit déjeuner la veille, alors je déjeune seul face à cet équipement de montagnard, en espérant ne pas avoir besoin d'un tel attirail pour mes deux ascensions du jour ! Et je peux prendre la route dès 6h45.
Un dernier regard sur la vallée du Val Cenis et je commence par une mise en jambe rude de 4 km (pas prévus, sale bête !), avec la montée d'un petit col de la Madeleine (rien à voir avec le grand, une simple homonymie, mais au saut du lit, ça fait mal aux jambes)
Et puis le relief devient plus doux, je suis la vallée de l'Arc où je peux admirer ce chalet perdu dans la montagne.

Et j'arrive à Bonneval sur Arc, petit village au bout de la vallée, et c'est là, comme en 1959...

... que débute l'ascension vers le col de l'Iseran !
Une montée difficile, longue (plus de 14 km), de forts pourcentages mais c'est un vrai bonheur de rouler vers ce sommet par cette petite route calme: peu de voitures, un seul cyclo sympa me double, super !
Pas de malpolis du dimanche matin, pas de gougnafiers du tout carbone, pas de bachi-bouzouk du "laissez-moi-passer"... oui, tous ces cyclistes qui vous doublent sans un petit bonjour, un petit signe ; qui vous croisent sans répondre à votre salut... Je reviendrai avec un beau vélo super-léger, un EDDY MERCKX, j'attacherai sur mon guidon un mégaphone et à chaque fois que je doublerai un de ces empaffés du "beau maillot Mapei", je lui crierai dans les oreilles: BONJOUR ! SALUT ! CA VA !... Il fallait que cela fut dit... et c'est aussi pour ça que je roule peu le dimanche matin !
L'Iseran, rien que pour ce calme, c'est un bonheur et en plus cette montagne me semble... naturelle.
Au sommet, il y a peu de monde, il est à peine 9H50, mais une motarde accepte de me prendre en photo: le nain de jardin continue son voyage... 277O mètres, c'est le toit de mon Tour de France!
En 1959, c'est ici que Louison Bobet avait mis pied à terre, abandonnant ce qui allait être son dernier Tour de France, les champions aiment les symboles, il aurait pu abandonner avant.
Et il me fallait descendre là-bas, à Val d'Isère.
Descente rapide et sous un magnifique soleil contrairement à 1959.
Je fonce à toute berzingue...

Pas le temps comme Thomas Pips et ses amis de m'occuper des jolies cyclottes! Je FONCE, ça descend encore et toujours... Plus de 30km de descente, car après Val d'Isère ça continue !
Après le barrage de Tignes, encore et encore ! Pas le temps de regarder si le bonhomme est encore dessiné dessus, m'en fous, je l'ai déjà vu à la France miniature.
Et c'est à Séez, il ne faut pas abuser des bonnes choses, disait la baleine (comprenne qui pourra...), que je fais ma pause repas. Un simple casse-croûte, je ne suis pas entrer dans cette auberge savoyarde, juste une photo.
Je n'en ai pas vu en vrai. Non, non, il ne décore pas un rond-point mais la boutique d'un taxidermiste qui a aussi un musée.
Mais il me faut reprendre mon dur métier de grimpeur. Mon deuxième grand col de la journée.
Facile, je vous assure, 28 km d'ascension pour se rendre en Italie depuis Bourg Saint Maurice. Une pente douce, jamais supérieure à 6 %, une belle route: alors je grimpe doucement mais sûrement vers le pays d'Ercole Baldini qui gagna cette longue étape de s Alpes en 1959, sous la pluie.
Et voilà le travail, dernière borne !
Et en haut du col, juste avant la frontière, ce bar... Certains vont encore ricaner...
FORZA ITALIA !
Le nain de jardin d'Amélie Poulain n'est plus seul...
Et voilà la Thuile en Italie, mais pour moi, ce n'est pas la tuile: après le col du Petit Saint Berbnard et jusqu'à Aoste, il y a 55 km, oui 50+5 ! de descente... Alors, ça roule ma poule !
Et des châteaux en... Italie, il y en a plein au Val d'Aoste...

Et je ne les montre pas tous !
Et j'arrive enfin à Aoste avec beaucoup d'avance: Robert Chapatte n'a pas pu retransmettre mon étape à la TV...




Aoste est une jolie ville mais mon vélo a couché dehors ! Les pâtes n'étaient pas bonnes (Ah ! parlez-moi des pâtes du Luxembourg !) ! Beaucoup de conducteurs italiens sont des copies conformes de leur pire carricature... mais la Gelati était délicieuse !

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