samedi 18 juillet 2009

Les Pyrénées: Enfin ?

Maison Basque

Je dors à Lourdes ce soir après une treizième étape qui m'inquiétait un peu car je quittais le plat pays... mais la première partie de l'étape Bayonne Bagnères de Bigorre que j'ai empruntée aujourd'hui suivait les vallées du gave d'Oloron puis du gave de Pau, seules quelques petites belles côtes m'ont permis de m'échauffer pour demain. Mais il me faut conter maintenant mes "zaventures" des deux derniers jours...


Douzième étape, Pontex les Forges - Cambo les Bains (On dirait le titre d'une émission d'Intervilles animée par Léon Zitrone, Guy Lux et Simone Garnier.), 145 Km: PINS PARA...PLUIES !

Après mon escapade hors du parcours officiel du Tour 59, depuis Rochefort en fait, me voici revenu sur les traces de mes aînés. Les paysages ont peu changé même si beaucoup de pins sont au sol depuis la tempête de l'hiver dernier.

Mais la différence principale est la météo: caniculaire en 1959, pluvieuse et venteuse hier. Je n'avais pas la fière allure de Darrigade à la sortie de Léon, croyez moi ! Couvre-chaussures, encore, et vêtement de pluie. Et j'ai passé la matinée entre les averses et les éclaircies.

Et ce genre de panneau m'a encore remis en mémoire les fameux Intervilles de mon enfance.

Par contre, la corrida portugaise... ?



Puis vers midi, à l'heure de ma traditinnelle pause, je me suis retrouvé près de ce mémorial, à Soustons.


Si je vous dis que c'est dans les Landes près de Latche et que le chien s'appelle Baltique ? Mais bien sûr, il s'agit de Tonton. Tout le monde ne l'a donc pas oublié ?








Et je ne résiste pas au plaisir d'afficher ici cette photo que j'ai prise à Fougères voici quelques jours, car je savais que je trouverais l'occasion de l'utiliser: "Tonton, reviens ! Il n'y a plus de galette à l'ancienne pour le PS..."








Et l'après-midi, le déluge est arrivé. De courtes averses entrecoupées de courtes éclaircies sous un vent de sud-ouest.


DE LA PLUIE...









DE LA PLUIE ?










DE LA PLUIE !


Heureusement, j'ai réussi à m'abriter presqu'à chaque fois mais mon compteur kilométrique a été noyé... il s'est arrêté de fonctionner à quelques kilomètres de Cambo, juste avant d'afficher mon 2000ème kilomètre.






Et après avoir fait un peu de tourisme à Bayonne, terme officiel de cette étape...













































... j'ai continué ma route le long de la Nive où j'ai repensé à Roger Couderc qui parlait souvent de l'Aviron Bayonnais à Stade 2. Je crois que c'est même le nom du club de rugby. Petit, je me demandais ce que des avirons venaient faire en rugby...
Et je suis arrivé à Cambo, entre deux averses, bien heureux de pouvoir me reposer chez Audrey, Arnaud, Arthur, Zoé et...

... la petite Lison qui est une star !

Treizième étape, Cambo Lourdes, 160 km: LE PELERIN DU TOUR DE FRANCE
Ben ouais, je suis à Lourdes, j'ai suivi le chemin de St Jacques, alors... Eddy Merckx est mon dieu et Bahamontès est son prophète...

Avant de quitter Cambo, tôt ce matin je suis passé par la ville où j'ai pu revoir la Boutique d'Arnaud, elle donnerait presque envie d'arrêter le vélo et de se mettre au vin. Une véritable bonne adresse en tout cas ! Il y a aussi dans les parages la boutique d'un vélociste qui est un véritable musée (malheureusement, mes photos sont ratées). Y revenir...

Et j'ai quitté le Pays Basque, à travers des paysages verdoyants,

... des villages typiques,

... des frontons d auxédiés jeux basques, mais Athur et son papa expliqueraient cela bien mieux que moi.

... des bastides et je suis entré au Béarn.

Où j'ai pu voir le mémorial, encore un, en souvenir du camp de Gurs, qui servit à "accueillir" le Républicains espagnols vaincus par Franco, en 1939, sous la 3ème république, avant de servir de camp d'internement puis de déportation pour les "indésirables" et les Juifs pourchassés par le régime de Pétain. Quelques années après la Libération, ce camp fut démantelé, les baraquements furent vendus ou brûlés, le terrain fut transformé en forêt. Du camp, il ne resta rien, jusqu'à la construction de ce mémorial... indispensable...

Mais les Pyrénées se dessinent au loin (non, je ne dirai pas majestueuses... on n'est pas à la télé...)



Et, à Oloron Sainte Marie, les averses de crachin cessent, le soleil apparaît...

... et je peux manger du chocolat !

Que j'achète à l'épicerie Duclos: je n'ai pas résisté ! Quand j'étais petit, un épicier ambulant passait avec sa camionnette chaque vendredi à Saint Cado, il s'appelait Mathurin Duclos, mais on disait Minmin, il fabriquait un délicieux pâté de campagne dont le souvenir me fait encore saliver... mais aujourd'hui, il n'y avait pas Minmin dans l'épicerie près de Lourdes mais une gentille dame qui voyant mon maillot "Audax Club Parisien" me demanda où se trouvait Audax.

Et je suis arrivé à Lourdes... Si, si, c'est Lourdes;

même si l'on est plus habitué à ces images...

(Il y a même des bidons de 5 litres, pour les gourmands...)

Cela fait drôle d'entendre la sono cracher des cantiques, l'ambiance n'est pas très rockn'roll... Quoique ? J'ai repéré un hôtel Madonna... et le cerbère qui essaya de sortir mon vélo du sanctuaire, portait un tee-shirt ACDC, alors ?

Alors je me suis rendu à l'hôtel Luxembourg où le patron m'a présenté à un Colombien qui a passé la semaine à escalader tous les grands cols pyrénéens, il s'en va demain dans les Alpes pour y faire la même chose. Ce monsieur a 60 ans.

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