vendredi 31 juillet 2009

Face au Mont Blanc

Je dors face au Mont Blanc ce soir et impossible de charger des photos sur ce blog... Pourtant j'ai la connexion et tout et tout mais, mystère... Alors, je me résigne à ce message sans photo.
Ces deux derniers jours, j'ai grimpé 4 nouveaux grands cols alpins:
l'Iseran, en partant de Bonneval sur Arc (un col absolument magnifique) ; le Petit Saint Bernard, un long col de 28 km qui m'a conduit en Italie dans un petit hôtel d'Aoste où l'on a osé laisser mon vélo passer la nuit dehors (au pays de Fausto Coppi, tout fout le camp !), c'était ma grande étape des Alpes: 160 km, dont plus de la moitié de descente...
Aujourd'hui, j'ai commencé par le Grand Saint Bernard, dès le départ d'Aoste, j'ai grimpé, grimpé, pour me rendre en Suisse pour, encore une fois, une ascension superbe ; et j'ai fini par le col suisse de ce Tour de France, la Forclaz, et celui-là, je m'en souviendrai ! 11 km dont 7 de galère... et puis, j'ai acheté des abricots du valais (oui, on cultive des abricots en Suisse !) et le coup de pédale est redevenu... acceptable pour gagner dans un état correct et à un horaire décent l'auberge de jeunesse où je viens de manger un repas (tartiflette) fort acceptable, meilleur en tout cas que les pâtes italiennes d'Aoste qui étaient très quelconques (Tout fout le camp - bis- !)
Demain je vous raconterai ces étapes en images, j'espère...

mercredi 29 juillet 2009

Vingt-troisième étape, Bourg d'Oisans Lanslebourg, 126 km: GALIBIER !

C'est depuis l'auberge de jeunesse de Lanslebourg, en Savoie que je prépare ce message. Et donc aujourd'hui: THE GALIBIER ! Mais pas comme l'ami Thomas PIPS !
Mais revenons à ce matin et à mon départ de Bourg où mon vélo n'a pas passé la nuit seul; pour une fois ! C'était l'hôtel des cyclistes... Et tout de suite, je suis entré dans le vif du sujet avec les 40 premiers kilomètres qui mènent du Bourg au col du Lautaret: on monte d'un altitude de 850 mètres à 2058 mètres. La pente n'est pas très violente mais ça monte, ça monte...
Images de la route vers le Lautaret.
La Romanche
Papillon des Alpes: y'en a qui n'ont pas grand chose à faire...

La Meije (je crois)
Et voici enfin le col du Lautaret. En 1959, l'étape partait d'ici, au Lautaret, pour aller à Aoste en Italie, alors que moi je suis venu de Grenoble à Vélo, non mais: est-ce que cela compense le col de Roméyère ?
Et dans la foulée, j'enchaîne le GALIBIER: 8 km.
Je prends quand même du temps pour la photo malgré les pourcentages plus forts.
Je viens d'en bas, là-bas...
Et à un km du sommet, je me fais photographier devant la stèle érigée en l'honneur d'Henri Desgranges, sans qui je ne serai pas là aujourd'hui car ce monsieur est le créateur du Tour de France, oui, madame !
Le cyclo qui m'accompagne a partagé ma route quelques km, j'espère qu'il s'est bien remis de sa chute: s'il me lit, salut...

En 1959, Bobet passait au même endroit, déjà en difficulté, mais lui filait tout droit par le tunnel vers Valloire...
Alors que moi, je m'offre ce terrible dernier km, t'en souviens-tu, Lolo ?
Et rephoto !
Vous ne trouvez pas que je ressemble au nain de jardin du film Amélie Poulain ? Pour ceux qui veulent m'admirer en action, ils peuvent aller sur le site Griffephotos, code B86704 Galibier. On peut même les acheter (cher...) pour décorer les toilettes ou ce que l'on veut...
En descendant le Galibier, j'ai croisé cet attelage, des Hollandais, il y avait aussi la maman et les deux frères... Le futur Eddy Merckx est dans la remorque: Bravo !
Une station de sports d'hiver: Valloire (Il en fallait une, c'est fait !)
Et après, il faut descendre 12 bornes, le col du Télégraphe, pour rejoindre la vallée de la Maurienne qui ne me dit rien qui vaille, c'est l'ancienne Nationale 6.
Mais là, surprise (Et oui, il n'y a pas que des merveilleux paysages dans les Alpes...): il y a une autoroute qui par moment me fait de l'ombre, le vent est favorable et le traffic quasi inexistant ! Super...
Et en plus après Modane, le paysage est magnifique...
J'ai pu même voir ce monument aux morts original: cela change des glorieux poilus.
Et il n'y a pas que moi qui fête son cinquantième anniversaire, j'ai failli repartir avec une carriole de graviers !
Mais c'est à l'auberge de jeunesse que m'attendait la plus grande surprise ! En effet, il y a 50 ans jour pour jour, au départ de Lanslebourg, deux Anglais entreprenaient la traversée des Alpes sur les traces d'Hannibal, avec un éléphant ! Et ce matin, ils étaient là, avec leurs amis et familles pour commémorer l'événement. Ce soir, ils dorment en Italie avant de revenir demain. Je les ai ratés d'un jour: dommage...

mardi 28 juillet 2009

Vingt-deuxième étape, Saint Désirat Bourg d'Oisans, 155 Km: Changement de programme...

Pour la première fois depuis le début de ce Tour, je ne respecte pas mon tableau de marche, j'aurais dû dormir à Grenoble ce soir chez Luis et Nathalie. J'ai quitté, un peu à regret car l'adresse est excellente, l'hôtel "La Désirade" en Ardèche...
Pour franchir le Rhône,
comme les coureurs en 1959, par le pont d'Andancette...
... qui n'a guère changé ! Et j'ai roulé pendant une soixantaine de kilomètres à travers les collines de la Drôme et de l'Isère pour rejoindre le village de Vinay, capitale de la noix ,où j'avais rendez-vous avec deux cyclotouristes qui suivent mon voyage et mon blog, Mado et Michel.
Ils m'avaient gentiment proposé de me guider vers Grenoble par la voie verte qui suit l'Isère.
Normalement, je devais franchir l'Isère...
... et monter vers le Vercors par le col de Rouméyère où Bahamontès assura sa victoire dans le Tour 59, Gaul, gagnant l'étape à Grenoble. Mais il y a eu des éboulements sur cette route (argument vrai mais de mauvaise foi !) et surtout, j'ai accepté l'invitation à déjeuner des deux cyclos grenoblois. Cela restera un bon moment de ce Tour que de rouler, de discuter et de manger avec deux passionnés de vélo. Merci à eux !
Me retrouvant vers 15 heures à Grenoble et craignant de perdre du temps demain matin pour quitter la ville, j'ai donc pris la route des Alpes pour prendre de l'avance pour l'étape de demain. De plus, ces deux étapes montagnardes me faisaient un peu peur par leur longueur, j'ai réussi à écourter la première !
Et c'est ainsi que je dors ce soir à l'hôtel Terminus de Bourg d'Oisans où logent quantité de cyclistes dont un groupe de cyclotouristes de Rueil Malmaison (Les Abeilles Rueil) qui terminent une Flèche de France Paris Briançon commencée voici 6 jours !
Demain première vraie étape alpestre avec le Galibier au programme, alors dodo maintenant...

lundi 27 juillet 2009

Vingt-et-unième étape, Chadernolles Saint Désirat, 130 km: Hé ! Ho! Il n'est pas fini le Tour de France !

Et oui ! je continue, moi... Encore 8 étapes dont quelques unes dans les Alpes qui se rapprochent, doucement, doucement. Je dors en Ardèche ce soir dans le charmant hôtel "La Désirade" à Saint Désirat. Je suis parti ce matin d'une petite Hollande ! En effet, j'étais le seul pensionnaire non Néerlandais du Moulin de Pacros, (la photo) (Gîtes, chambres d'hôtes et camping tenu par un sympathique couple de Hollandais), une excellente adresse, encore !
Et tout de suite, je suis entré dans le vif du sujet en grimpant le col de Chemintrand, un col comme je les aime: une dizaine de kilomètres en pente... acceptable pour atteindre une altitude de 1028 mètres.
Et ensuite, j'ai cheminé à travers les jolis paysages du Forez.
... et un raton-laveur Il subsiste encore dans notre vieille France des commerces incertains...
Il y a beaucoup de châteaux en ruines en Auvergne...
Et c'est par une longue et reposante descente , peu avant d'arriver à Saint Etienne...
...que j'ai franchi la Loire par le pont du Bicentenaire. Me voici donc revenu au nord de la Loire que j'avais quitté, souvenez-vous, à Nantes (Salut à Geneviève et Jean-Paul, s'ils me lisent.) au matin du 14 juillet.
Les anciennes installations industrielles ou autres, symboles de la richesse, de la grandeur passées (ou à venir ?) de bien des villes, comme ici dans cette cité de la banlieue stéphanoise, sont bien souvent exposées sur les ronds-points: entrée d'un puits de mine ici ; vieux bateau là ; vélo-rail ailleurs... Je me demande ce qu'il y a au rond-point à l'entrée de Condom...
Après m'être égaré dans la traversée de Saint Etienne: la signalisation y est au top... j'ai commencé l'ascension du deuxième col de la journée, le col de la République qui culmine à 1185 m. Encore une longue montée, mais beaucoup plus encombrée de voitures que ce matin.
Et je me suis fait prendre en photo au sommet devant la statue de Paul de Vivie, dit Vélocio, celui qui fut "l'inventeur du cyclotourisme et de la randonnée à vélo". Il ne fait pas partie de mon Panthéon cycliste, moi, c'est plutôt Eddy, Luis, Raymond, Bernard ou Freddy... Mais quand même, avec mon beau maillot du Paris Brest Paris 2007, je ne pouvais pas échapper à ce cliché.
D'autant plus que l'auteur de la photo est un grand cyclotouriste devant l'éternel. En effet, après avoir participé à Paris Pékin 2008 (Ils n'étaient qu'une centaine à parcourir les 12000 km en 5 mois...), il est la route depuis le 27 juin et reviendra chez lui le 25 août ! A ce jour, il m'a dit avoir grimpé plus de 150 cols depuis cette date ! J'ai trouvé plus fondu que moi... Je ne sais pas son nom, je ne l'ai pas pris en photo, nous avons discuté un petit moment ensemble: Respect ! Mais que Laurence se rassure, je ne partirai jamais deux mois sur le vélo, ou alors avec elle...
Et c'est par une nouvelle longue et agréable descente que je suis arrivé dans la vallée du Rhône, au pays des abricots...
... et des alcools forts ! A la vôtre !

dimanche 26 juillet 2009

Vingtième étape (2ème partie) Clermont-Ferrand Chadernolles, 92km: En route vers les Alpes !

J'ai donc quitté Clermont Ferrand et le Puy de Dôme en fin de matinée, toujours aussi difficile de sortir d'une grande ville: j'ai encore emprunté une route à 4 voies, mais j'ai réussi à éviter l'autoroute ! Et j'ai roulé sur la plaine un peu triste et monotone qui entoure Michelin City pendant une trentaine de kilomètres. J'ai franchi l'Allier...
J'ai admiré, encore, de belles ruines...
Et j'ai recommencé à grimper, sur de belles routes... pour les voitures, mais qui sont un peu pénibles pour le pauvre cyclotouriste qui transporte quelques kilos de bagages... Vive les petites routes ombragées et sinueuses. J'en ai déjà trouvées pour rallier Saint Etienne demain matin ! Après, je verrai...
Le col de Toutée, pas plus que celui des Fourches, n'étaient au programme du Tour 1959, mais ce sont deux cols que j'avais franchis lors de ma première participation à l'Etape du Tour en 1996 (Je les avais montés par l'autre versant.) et lors de la préparation de mon périple, j'avais eu envie de les revoir, ce fut une erreur !
Cela m'a quand même permis de faire d'étonnantes rencontres...
Et d'arriver à Ambert par une splendide descente avant de gagner par une route plate comme ma main le gîte du moulin de Pacros à Chadernolles où je dors ce soir. Première chambre d'hôtes de ce voyage...