mardi 9 juin 2009

Le Giro d'Italie 1959

LE DUEL
Ainsi pourrait se résumer ce GIRO 1959: 3 semaines de course en mai et juin, de Milan à Milan; Départ le samedi 16 mai, arrivée le dimanche 7 juin et un duel !

Entre deux coureurs d'exception: Charly GAUL, vainqueur du Tour de France 1958, et Jacques ANQUETIL, vainqueur du Tour de France 1957. Rik Van Looy, déjà remarquable pendant la Vuelta, pouvant être le troisième larron.

Le grimpeur luxembourgeois va dominer la montagne, comme ici lors d'un contre-la montre sur les pentes du Vésuve...

Tandis que le rouleur français sera le plus fort dans les autres contre-la montre.

Mais ce Tour d'Italie c'est aussi..


De la bonne humeur,

des crevaisons et de belles voitures,
une course par équipes de marque (ici l'équipe Heylett-Leroux d'Anquetil),
des chutes,

des acrobaties,

la montagne,
et une course pleine de suspense et de rebondissements !






Charly Gaul remporte ce Giro en 101h 50mn et 26s, devançant Jacques Anquetil de 6mn et 12s.

La revanche est attendue dans quelques semaines sur les routes du Tour de France...

2 commentaires:

  1. Il était et reste le plus grand des coureurs cyclistes, pour ce qui est des grands tours, des champions de l'après guerre :::
    Pas d'EPO, pas d'équipe de l'importance de ses principaux adversaires, seul face à ses rivaux et sans égal, il dominait les sommets et parfois les chronos. Un ange est passé loin des tricheries d'aujourd'hui !

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  2. REMERCIEMENTS

    Que reste-t-il de mon enfance,
    Reflets d’un âge fait d’insouciance,
    Quand les acteurs du tour de France
    Dominaient tout sans arrogance...
    Sprinteurs, rouleurs, fins pédaleurs,
    Ces virtuoses du dérailleur,
    Roulant groupés ou isolés,
    Nos parts de rêve, exaltaient.

    Vieilles images oubliées,
    Beaux souvenirs des jours passés,
    Quand étonnés par leurs exploits,
    Emerveillés, un rien pantois,
    Nous admirions, le cœur battant,
    Elfes et géants du macadam,
    Qui transpiraient et s’opposées,
    Sachant, d’un rien, nous faire rêver.

    Rappelez-vous, mes chers amis,
    Parmi tant d’autres trop tôt partis
    Des fiers Coppi et Bartali,
    Du beau Koblet et de Bobet,
    De ce mythique luxembourgeois
    Qui gambadait comme un chamois,
    Sur les sommets où il planait,
    Tout près des cieux qui font rêver.

    En ce temps-là, grimpeur ailé,
    Il dominait les surdoués.
    Bravant l’orage, courbant les vents,
    Comme le firent quelques titans,
    Escaladant de belle allure,
    Regard perçant, pâle figure,
    Cimes et monts de blanc teintés,
    Ange ou démon, il fit rêver !

    Venu d’un très petit pays
    C’est le Giro qui l’anoblit.
    Monte Bondone l’a adoubé
    Les Saints-Bernard ont confirmé!
    Vainqueur en France, sous la pluie,
    Dans la Chartreuse il s’est construit,
    Même le bon dieu en fût séduit !
    Adolescent, j’en ai rêvé !

    Divin archange, simple coursier,
    Bien des louanges l’ont affirmé,
    Seul, aérien, il triomphait !
    Né Italien, belge ou français,
    Dix ans durant, il eût vaincu,
    Et maître Jacques, un brin, cocu!
    Mais son destin s’est effrité,
    Sans équipier, faut pas rêver !

    Telles les choses de la vie
    La décennie qui a suivi
    A fait de lui un homme meurtri.
    2005, nous a blessé
    Car le champion s’en est allé,
    Au panthéon des grands anciens,
    Retrouver quelques vieux copains,
    Emplis de rêves, hélas, éteints.

    Ecoutez bien et regardez,
    Vous qui un jour l’avez aimé,
    Du Galibier au Mont Granier,
    Des Dolomites aux Pyrénées,
    Le bel éphèbe, premier de cordée
    Une dernière fois s’est envolé.
    Adieu Charly, soit remercié
    Toi qui ma vie, m’as fait rêver.

    M.E

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