vendredi 29 mai 2009

Soixante-dix-septième sortie

Toute petite sortie sur un parcours que Laurence aime bien faire: La Ferté Gaucher-Saint Mars-Leudon-Chartronges-Laval-Jouy-Montigny-La Ferté Gaucher.
Ce soir je l'accompagne. Ce sera ma seule sortie du week-end. Un peu de repos cycliste avant d'entamer mon dernier mois de préparation que je vais axer sur les grimpettes ! Veau d'or ou veau doux ?
Zébu...long ou zébu...beaucoup ?

Jouy sur Morin se met au vert !

Potager ou ami de la terre ?

jeudi 28 mai 2009

Mon vélo Louison Bobet

Le premier vélo dont je me souvienne était de la marque Louison Bobet. C'était un vélo de "fille". Il était blanc, mais il y avait aussi un peu de bleu.
Je crois que c'est avec ce vélo que je faisais des courses avec mon cousin, à la mode de Bretagne, Yvan Burguin.

Bon, j'exagère, ce n'était pas ce vélo et j'étais un peu plus grand mais j'avais déjà fière allure, non ?
Nous partions près de chez madame Mallet, appelée aussi la Marseillaise. Oui, à Saint Cado, quand j'étais petit, il y avait une Marseillaise. Il paraît même qu'elle cuisinait de la bouillabaise. Elle habitait face au quai et pêchait des crabes et toutes sortes de petits poissons. Je suis toujours convaincu aujourd'hui qu'elle mélangeait tout cela pour faire sa bouillabaise.

Ensuite, nous prenions la rue derrière chez Clémenceau, de son vrai nom Alexandre Le Bozec, mais à Saint Cado, tout le monde avait un surnom ! Mon père était appelé Emile "Kérat", alors que son frère était surnommé "Quinze à gauche". Deux frères d'une autre famille étaient nommés l'un Pétain et l'autre De Gaulle alors que mon grand-père était connu sous le patronyme de "Bobor". La grand-mère de mes cousins était Marianne "Minour" (Quelle signification en Breton ?) et je pourrais en creusant ma mémoire en trouver quelques autres...

Arrivé devant chez notre copain Marc Méro, nous tournions à gauche pour passer devant le "Bon accueil", café, tabac, épicerie, restaurant, pension de famille... tenu par Léonne Bihan et ses filles "Lélène" et "Liline". On trouvait tout chez Léonne! Ma Mémé Julie allait y acheter son beurre fermier et mon père aimait y jouer aux cartes jusqu'à pas d'heure parfois...
C'est là que se tenaient les repas de funérailles. Quand il y avait un mort au village, les proches se retrouvaient au "Bon accueil" pour partager un pot-au-feu que mon père appelait "La soupe des morts" ! A la grande colère de ma Mémé...

Ensuite on plongeait dans la descente, passant devant la Coop, tenue par... Léonne de la Coop. La Coop: une institution à Saint Cado ! Ma mère était une bonne cliente. Après chaque achat, elle obtenait des petits timbres que je collais sur de grandes feuilles, ce qui permettait à ma maman d'obtenir des "ristournes", la plupart du temps des serviettes ou des gants de toilette gratuits !
Dans ce temps-là où j'avais 5 ou 6 ans, Léonne prévenait ma mère: "Oh la la ! Nanette, ton fils et celui de Blandine passent dans la descente à toute vitesse comme des fous. Dis-leur de faire attention ou bien ils vont finir par se tuer ou par tomber à la côte... Oh la la! Nanette..." Elle devait dire la même chose à la mère de mon copain: "Oh la la! Blandine..."
Car en effet, nous arrivions  sur la place de Pen-er-Pont, près de la côte, donc et des "Algues marines", autre institution de mon village. Le restaurant de Saint Cado ! Tenu par Christine, la soeur de Léonne de la Coop. Et par Etienne, son mari, qui travaillait chez un notaire, je crois, un intellectuel presque... et surtout un bon vivant. Ici, c'était plutôt noces et banquets.
Et nous faisions un sprint frénétique avant d'entamer un deuxième tour, et puis un troisième, et puis un quatrième... de ce circuit qui devait faire au moins 300 mètres !

VAS-Y BOBET !
Et, merveille de la technique, je viens de trouver sur le site "Delcampe", cette carte postale qui doit dater de l'époque dont je parle dans ce message: L'île de Saint Cado, le pont du diable et Pen-er-Pont.
En bas à gauche, la digue que l'on appelle le quai. La maison grise la plus proche du quai est celle de Madame Mallet.
Près du pont, la grande maison blanche, c'est les Algues marines ; remontons de deux maisons et c'est la Coop ! Un peu plus haut, le toit "pointu" de la lucarne, le Bon accueil ... Et le terre-plein de Pen-er-Pont pour les sprints !

mercredi 27 mai 2009

Soixante-seizième sortie

Elections européennes: 28 listes, dans certaines de nos communes rurales, il y a plus de candidats (de listes ?) que de votants ! L'industrie du panneau électoral est florisssante ! Alors... VOTER cycliste ?

Voter Villeroy et Boch ?
Voter Nains de jardins ? Pourquoi pas...
VOTER pour elle ?

VOTER pour un bon demi ? (Existe-t-elle encore cette bière ?)

Petite visite à Aérosphalte. Centre de loisirs mécaniques de La Ferté Gaucher.


Pas seulement mécaniques d'ailleurs...
Modélisme ou...
.
.
..Grandeur nature ?

Belles mécaniques Tout terrain ou...
Bolides de circuit ?

Mais il y a encore et toujours l'arbre sur ce blog: la conifère de Chevru.

mardi 26 mai 2009

Bordeaux-Paris 1959

"Vas-y, Bobet !" Quand j'étais petit, je l'entendais plus souvent que: "Vas-y Poupou !"...
Louison Bobet, le petit mitron de Saint Méen le Grand en Bretagne. Une légende en 1959 ! 3 victoires dans le Tour de France en 1953, 1954 et 1955. En 1959, il fait toujours partie des favoris: c'est un des "4 grands" de l'équipe de France qui s'apprête à prendre le départ fin juin à Mulhouse.
Bien qu'il n'ait pas gagné de grandes courses depuis longtemps, ce Bordeaux Paris le rappelle au bon souvenir de Rivière, Anquetil et Géminiani !
Bordeaux-Paris, c'est plus de 500 kiklomètres de vélos à parcourir dans la journée: départ au petit matin. Un investissemnt physique important pour les coureurs, autant dire que l'on ne se bouscule pas au portillon. En 1959, il n' y a que 12 participants ! Et en 1988, le Derby de la route cessa faute de combattants: dommage... mais les randonneurs se donnent rendez-vous tous les deux ans (la prochaine en 2010) pour perpétuer la tradition.


On roule tranquille tout d'abord, rares sont les attaques. Sauf dans le film "Le vélo de Ghislain Lambert"...

Mais après le changement de tenue et la toilette, les choses sérieuses commencent.
Surtout après la prise des entraîneurs à Chatellerault. Car la particularité de cette course était qu'une partie se courait derrière derny !






Que sont ces enfants devenus ? Je crois me souvenir que le fils de Bobet fut pilote de ligne...


En ce 24 mai 1959, Louison Bobet n'avait de rival sur ce Bordeaux-Paris. Ce fut sa dernière grande victoire...

lundi 25 mai 2009

Soixante-treizième sortie (bis)

Je reviens donc sur cette sortie de vendredi et plus particulièrement sur ma visite du Conservatoire du vélo de Moret sur Loing.

Conservatoire installé dans l'ancienne usine Prugnat spécialisée dans l'emboutissage de pièces métalliques pour l'industrie du cycle: commes ces petits objets,
mais aussi les raccords et embouts de cadres.
Cette société avait également acheté un brevet pour fabriquer les pinces à vélo. Qui en utilise aujourd'hui ? Il y a peut-être un créneau à prendre avec la nouvelle mode du vélo en ville ?
Quand l'usine a fermé, ce petit musée s'est naturellement installé dans une partie de ses murs.
Et l'on peut suivre ici l'évolution de cet engin magnifique... le VELO !
Et tout d'abord la machine à courir du baron Drais, appelée draisienne, qui parcourut au début du 19ème siècle 17 kilomètres en 1 heure !
Au milieu du même siècle, en 1861, Pierre Michaux adapte des pédales sur la roue avant du vélocipède. Quand on est fatigué de pédaler, on peut reposer ses pieds sur les "moustaches" métalliques à l'avant de la machine... Certainement périlleux.

Mais comme un tour de pédale = un tour de roue, des petits malins ont l'idée d'agrandir le diamètre de la roue avant, pour aller plus vite évidemment ! Ainsi naquit ce que nous appelons le Grand Bi qui eut beaucoup de succès Outre-Manche, surtout auprès des sportifs et des casse-cou !
Et puis les bicyclettes arrivent enfin: Chaîne entraînant un pignon fixé à la roue arrière, cerclage de caoutchouc puis pneus gonflables et démontables sur les roues, freinage efficace (trop parfois..) sur la roue avant. La bicyclette de grand-papa est presque inventée !

Les pneus peuvent s'user jusqu'à la corde.

Les inventeurs... inventent d'astucieux systèmes comme cette transmision sans chaîne, dite acatène. !

Il me semble qu'elle revient à la mode: un fabricant en propose actuellement un modèle avec assistance électrique, l'argument de vente étant que l'on n'a plus à se salir les mains: il n'y a plus de saut de chaîne !

De nombreux modèles de vélos sont présentés: le vélo-ambulance de la guerre de 14-18...
Le fameux tandem 1936...

Un vélo horizontal, appelé vélo couché par les paresseux, des années 1950...

Un vélo de course des années 1950 encore, avec cadre en alu.
Et aussi ce cadre en carbone qui est la pièce la plus contemporaine de cette collection.
Et je termine avec ce vélo ayant appartenu à un Seine-et-marnais qui fit le Tour du monde sur cet engin dans les années 1990: Chapeau !
Petit musée tout simple ! Sans chichi, sans prétention... Une petite visite s'impose pour compléter ou rectifier mon petit exposé !...