jeudi 12 mars 2009

MORALE !

J'ai trouvé un vieux livre de morale datant des années soixante. Il est très abîmé. Il a beaucoup servi sans doute. La morale en vingt thèmes...

A l'intérieur, quelques photos...


Remarquons la DS... Non, pas la Nintendo, la Citroën !

Lui, j'ai quand même l'impression qu'il se moque un brin, et peut-être même plusieurs brins !

Et puis je suis allé voir dans mes trois vieux cahiers de CE2... En 1968... J'allais avoir 9 ans et la "Révolution" se préparait !

Le maire s'appelait M. Rolland, il était pharmacien juste à côté de l'école. A la réflexion, je soupçonne notre instit' de nous avoir fait écrire cela rien que pour embêter le maire...



Dessin de M. Jean-Marc Reiser dans Hara Kiri

Toujours M. Jean-Marc Reiser et toujours dans Hara Kiri...

Je cherche, je cherche dans ma mémoire et je ne vois pas de petits malheureux autour de nous.
Alors que les trois "Morales" qui suivent étaient vraiment pour nous, petits garçons, (y'avait pas de filles!) de l'école publique de Belz.
Nous en fîmes pourtant des cabanes dans les arbres au Moulin des oies.
Pour "dénicher" les nids, nous étions champions, moi pas trop... Et là, il fallait grimper dans les arbres, obligés! Nous avions tous une collection d'oeufs d'oiseaux divers et variés. Nous les vidions en faisant deux trous avec une aiguille et ensuite il fallait souffler pour faire sortir "l'omelette". Les oeufs les plus appréciés étaient les oeufs de mouettes ou de goélands, c'étaient les plus gros, qu'il fallait aller chercher sur les îles de la rivière d'Etel mais pour cela, il fallait un bateau, une "plate".

Dès que les beaux jours arrivaient, nous étions à la côte. Pas à la plage, il n'y en avait pas vraiment de plage... je ne me souviens pas avoir creusé dans le sable. Par contre, on allait ramasser tout ce que la mer pouvait jeter sur le rivage de détritus divers et précieux: morceaux de bois ou de plastique pour les cabanes, os de seiche (que nous appelions "cofion") pour faire des bateaux, bouteilles de lait en plastique ( des "bobs") qui, remplies d'eau, faisaient de remarquables "sous-marins". La côte était un vrai dépotoir à l'époque et nous adorions !

Et puis, on nous a construit une petite plage artificielle au début des années 70 (merci M. Rolland!). Et c'est là, sur cette plage de "Saint Cado, petit village habité par des sauvages", que j'ai découvert les trous dans le sable et le Tour de France! Pas le vrai, non, celui que l'on faisait sur un circuit tracé à la main, avec des billes et des petits coureurs en plastique. Chacun d'entre nous avait sa technique. Untel utilisait le pouce comme propulseur, un autre l'index. Moi, c'était le majeur droit. Je n'étais pas un champion. Je me souviens que le meilleur d'entre nous était mon cousin Alain...

J'adore........


Et le 15 mai 1968, l'orage grondait!

Quasiment toutes les facultés de France sont en grève... Les ouvriers de Renault Cléon cesssent le travail annonçant un mouvement plus important.
La "REVOLUTION" était en marche et la vieille MORALE allait en prendre un coup... Et nous n'en savions rien!
"Cours, camarade, le vieux monde est derrière toi."
Le Tour de France 1968 fut l'un des plus disputés de l'histoire et pour la première fois un Hollandais gagnait le TOUR (Poulidor avait encore chuté: "Cours, Poulidor, le pleoton est derrière toi."), il s'appelait Jan Jansen, il portait des lunettes, un "Intellolandais" en quelque sorte...
Et je possède ce porte-clefs à son effigie.

Offert par Gévéor, le vin qui revigore, le vin qu'on adore, le vin qui endort ?

Photos pas terribles, n'est-ce pas ?...

1 commentaire:

  1. Les photos ne sont peut-être pas terribles, mais c'était bien sympa à lire. Vivement la suite!!!
    Mickey.

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