dimanche 22 février 2009

Vingt-cinquième sortie

Encore une sortie grise... Une sortie vers la Champagne...

L'arbre de Villenauxe la Grande

Une autre Champagne encore: Les confins de l'Aube. Une drôle d'histoire qui pourrait être un polar comme à la fin des années cinquante...Un privé qui viendrait d'Amérique pour chercher un type qui a disparu ici il y a quelque temps, dans cette petite ville de Champagne: Villenauxe la Grande. Il pourrait ressembler à ça le privé... Il serait à la recherche d'un Anglais, riche, qui n'était pas un saint: Blanchard, un milliardiaire aimant le champagne et les jolies filles. Bien sûr la police française n'a pas été capable de résoudre l'affaire.On aurait perdu sa trace dans cette maison qu'il louait à une riche veuve... Il téléphonait à sa fille quand elle entendit un coup de feu: "PAN !" Blanchard eut juste le temps de prononcer avant que la communication ne fut coupée :"Ignoble soudard..." C'est elle la méchante veuve, blonde, avec un air cruel et... armée, bien sûr ! Il faut toujours se méfier des blondes dans ce genre de livre ...

Se faisant passer pour un promoteur à la recherche de maisons pour de riches clients anglo-saxons, notre détective fera vite connaissance de toute la bonne société de la région.

En particulier, de ce négociant en champagne. N'a-t-il pas l'air fourbe et cruel ?

Après avoir beaucoup déambulé dans les rues de la ville à la recherche du plus petit indice,


mais notre détective sera agressé par deux hommes qui lui recommandent de quitter la ville et qui s'enfuirent sur une mobylette bleue.

Il sera trouvé à moitié inconscient devant ce monument un peu baroque à la gloire des soldats tombés durant la guerre 1870...... avant d'être conduit à l'hôpital où il fit la connaissance...
... d'une charmante infirmière qui l'aidera certainement à déjouer les nombreux pièges qui ne manqueront pas de se dresser sur son chemin vers la vérité.

Il croira avoir trouvé une piste chez un artisan.

Mais c'est une fausse piste, l'affaire Gabrielle Russier n'éclatera que 10 ans plus tard en 1969 et ce sera l'histoire vraie de cette professeur qui se suicidera après avoir eu une liaison avec un de ses élèves. Le film "Mourir d'aimer" racontera cette histoire... Allons, allons, ne mélangeons pas tout mon cher Marlowe !

Mais il faut quand même en finir...
Alors sa charmante adjointe lui donne rendez-vous à 16h00 devant l'église. Mais il se trompe car il y a deux églises dans cette satanée ville.
A 16h 10, l'infirmière se fit enlever devant la première église par les deux hommes de main en mobylette bleue.


A 16h20, notre privé voit passer la mobylette bleue avec l'otage sur le porte-bagage...

Il décide de la suivre de loin avec un vieux vélo emprunté près du fameux monument.

Une chèvre lui confirme qu'il est sur le bon chemin.

Il arrive alors à un mystérieux village.

C'est ici qu'est séquestrée la belle enlevée par le couple infernal formé par la veuve et le négociant... Ils veulent faire taire l'infirmière qui a compris que Blanchard n'a pas dit "Ignoble soudard" mais:

Mais bon sang, mais c'est bien sûr: Vignoble Oudart !

Le détective américain n'a aucune peine à mettre en fuite les couards preneurs d'otages. L'infirmière peut alors lui expliquer que le malheureux Anglais a été tué car il avait mis à jour un trafic de champagne qui rapportait gros aux complices diaboliques.

Le champagne coulait de ce puits vers la fontaine...

...où des complices venaient chaque jour remplir leurs bouteilles... Ce sont ces bouteilles de champagne qui mirent la puce à l'oreille de notre charmante et perspicace infirmière.

On arrêta quelques heures plus tard tous les trafiquants qui tentaient de fuir leur gentilhommière. Mais leur DS était en panne.

Depuis, le fisc français a érigé une statue en l'honneur de Blanchard... Mais n'essayez pas de boire à cette fontaine, il est écrit: "Champagne non potable." On vit une époque moderne !

3 commentaires:

  1. Ça, c'est sympa. Attention à la concordance des temps pour les temps du récits: on constate un sacré mélange entre futur, présent et passé (simple et composé). Ce n'est pas du Simenon, mais c'est un roman photos agréable à parcourir. On attend les prochaines aventures du privé avec impatience.
    Mickey.
    PS: tu es sûr que c'est Blanchard, qui est agressé pardeux hommes qui lui demandent de quitter la ville (ce n'est pas plutôt le privé). Et puis, le monument aux mort, il est "à la gloire des soldats", et pas "à le gloire..."

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  2. Concordance des temps, alors là, je voudrais t'y voir... D'abord en ce moment, le temps il est pourri. Et puis il a fallu que je fasse vite, vite pour écrire cette petite histoire, l'écrire tout en l'inventant et l'inventer yout en écrivant, parce que Laurence voulait rapidement l'ordi parce que, elle, elle travaille. Alors j'ai fait fissa alors futur, proche, passé, etc j'ai tout mélangé mais je crois que la chevrette blanche y a retrouvé ses petits, non. Par contre, c'est vrai, Blanchard n'a pas pu être agressé car il était déjà mouru, je corrige de suite. Mais c'est bien, tu suis, mon cher Mickey !

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  3. Et puis, j'me suis loupé sur les temps du récit"s".
    Encore pris en faute.
    Mickey.

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