jeudi 12 février 2009

Le lundi 12 février 1968

J'avais huit ans et demi et j'étais au CE2. Mon instituteur s'appelait monsieur Joncour. Je venais de commencer un nouveau cahier de classe que ma mère signa quand je l'eus terminé le 25 mars 1968. C'est un des quatre cahiers que j'ai "sauvé" de ma scolarité primaire. Il m'en reste trois de Ce2 et un de Ce1, me semble-t-il car ce dernier ne porte aucune mention de date ni de classe.
Je n'ai pas vérifié les résultats, je fais confiance à mon vieux maître...

Ce lundi-là, après la classe, j'ai dû rentrer de l'école primaire publique de Belz à vélo. Les années précédentes, ma mère m'y conduisait à mobylette, sans doute une mobylette Motobécane bleue. Les années suivantes, un ramassage scolaire fut mis en place et je pris le car.
Il y avait deux kilomètres à parcourir et plusieurs chemins s'offraient à nous:
- la "grande route" que nous évitions sur les recommandations de nos parents;
- la route de Kerhuen que nous empruntions rarement le matin à cause de la "montée de Kerhuen". Il nous arrivait pourtant de la prendre au retour malgré la réprobation des adultes mais qui était vraiment tentante à cause de la "descente Kerhuen". Si nous avions le malheur de nous faire surprendre dans cette grisante descente, ça bardait à la maison ("Vos freins auraient pu lâcher!") ;
- la route du Moulin des oies qui avait la bénédiction parentale;
- Il y avait aussi deux autres itinéraires un peu plus "cyclo-cross".
Mais l'itinéraire ne dépendait pas que de nous! Il nous fallait tenir compte de nos disputes et aussi éviter les enfants de l'école des curés, bien plus nombreux que nous ! (Eux prétendaient qu'ils étaient à l'école libre et nous à l'école du diable...)

Quand j'arrivais à la maison, j'étais souvent très affamé. D'autant plus que le midi, je mangeais peu... Elles y mettaient beaucoup de bonne volonté les deux cantinières, Justine et Angèle... Mais que de mauvais souvenirs de cette cantine !
Donc vers 17 heures, je prenais mon "quatre heures" avant de faire mes devoirs...

Les "Choco BN", il fallait décoller le premier biscuit sans casser le deuxième afin de pouvoir lécher le chocolat.
Il y avait aussi d'autres gâteaux BN (Biscuiterie Nantaise), qui ressemblaient aux "Petit exquis" mais en beaucoup plus épais.
Je me souviens que j'en prenais deux. Je tartinais le premier de beurre et je collais le deuxième dessus avant de les croquer, j'en salive encore aujourd'hui...

Je me souviens qu'à l'époque, je faisais descendre tout cela avec du Pschitt... Orange, pour toi mon ange... Citron, pour toi...


4 commentaires:

  1. Cela me fait sourire car moi alors j'allais avoir 1 mois; mais j'imagine un peu les joies des enfants en 1968.En 2009 le "4 heures" existe toujours(pour les plus jeunes comme pour les grands d'ailleurs)et je confirme que la cantine ne laisse pas plus de bons souvenirs aux enfants d'aujourd'hui!
    Quant à moi je mange toujours les Princes de LU en enlevant d'abord le biscuit supérieur, c'est comme ça qu'ils sont les meilleurs!

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  2. Cela me fait sourire car j'allais alors avoir 1 mois;les enfants comme les grands continuent de prendre leur "4 heures" et moi je mange encore les Princes de LU en commençant toujours par le biscuit du dessus, c'est comme ça que je les préfère!
    On rentre de l'Aveyron òu il a fait une très belle journée; sur le chemin du retour on a croisé plein de cyclistes alors on a pensé à toi.
    A bientôt.Bonnes vacances avec de nouvelles sorties en perspective.

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  3. Votre instituteur était sans doute mon père , Alain Joncour ! Il était instit à l'école publique des garçons de 1968 à 1971. J'essayerai de vous retrouver dans les vieilles photos de classe.

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    1. Avez-vous retrouver une vieille photo ?

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