lundi 2 février 2009

Cyclotouristes 1959

Dans le numéro 689 de Miroir Sprint du 17 août 1959, j'ai trouvé cet article à propos de la "Semaine cyclotouriste" qui se déroulait dans le Limousin. Cette manifestation est devenue aujourd'hui la Semaine fédérale et réunit chaque année, au mois d'août, des milliers de cyclistes dans un coin de France. En 2008, c'était à Saumur et en 2009, ce sera, si je ne m'abuse, à Saint Omer.


Cet article rend aussi hommage aux CYCLOTOURISTES , bien sûr... Il a été écrit par un grand monsieur du journalisme sportif, mais non ce n'est pas Jean-René Godard, Maurice VIDAL: J'aurai l'occasion de lui rendre hommage...


J'ai réussi, avec mon scanner tout neuf , à rendre les textes plus lisibles: Le confort de lecture compensera-t-il le plaisir de lire un document d'époque.
Voici ce que ça donne (Bonne lecture!)


L'ETAPE du Tour de France venait de se terminer à Albi. Nous nous apprêtions à gagner notre lointain cantonnement lorsque nous fûmes abordés par un spectateur en tenue de cycliste à l'entraînement : chaus­sures cyclistes, short, chemisette, casquette et musette en bandoulière :
« Je suis bien content de vous voir. Je suis un ancien abonne de votre journal.
- Comment ça. Ancien ?
- Oui. Il tant que je vous dise la vérité. L'année dernière j'ai résilié mon abonnement. Je n'étais pas content, et je vous l'ai d'ailleurs écrit.

Je le priai de me rappeler les termes de sa lettre et le motif de son mecontentérinent.

« Les termes, je n'en parle pas. Ils étaient un peu vifs, et je les regrette maintenant, parce que depuis, j'ai eu satisfaction. Voilà : je suis cyclotouriste. On ne parle jamais de nous dans la presse. Vous étiez les seuls à passer des photos des cyclos lors de là Polvmultipliée. Et voilà que l'année dernière, vous avez fait comme tout le monde, vous les avez supprimées. Ça m'a mis en colère...
- Et depuis ?
- Depuis, vous avez passé plusieurs photos de sorties et des lettres de « cyrlos » dans votre Courrier des Amis. Mais il y a mieux à faire. Vous parlez toujours des coureurs professionnels. Pendant le Tour de France, vous leur consacrez tout votre journal. Mais ne croyez-vous pas que les cyclotonristes sont au moins aussi amoureux qu'eux de la bicyclette? Et nous, c'est pour rien. Demandez aux marchands de cycles ce qu'ils pensent de nous, et si nous ne sommes pas des bons clients. Vous n'avez jamais fait un reportage sur nous, et vraiment vêla nous ferait plaisir.

L’idée tait intéressante. Je n'osai même pas lui dire que nous y avions déjà pensé.
« Au début d'août nous avons la Semaine Cyclotouriste en Corréze. Pendant huit jours nous faisons des sorties dans toute la contrée. Si vous veniez ? »

Il y avait un peu de défi dans l'invitation, et quelques grammes de scepti­cisme. Et même lorsque j'ajoutai :

« Eh bien, c’est entendu. J'y serai. »

C’est parce qu'il était sceptique en juillet qu'il ouvrit de grands yeux lorsqu'il vit la voiture de « Miroir-Sprint » devant l'Auberge de Jeunesse d'Ussei où se tenait la permanence de la Semaine.

« Alors, vous êtes venu? C'est chic. Je reprendrai mon abonnement (sic). Eh bien, cetait surtout chic pour le journaliste, parce que les cyclotouristes. Ce sont des gens qui valent la peine d'être connus. Aucune pompe dans l'orga­nisation de la Semaine Cyclotouriste, pas de banquets pour les dirigeants, mais de la gentillesse, de la simplicité... et des membres actifs. Aidé de mon ami Albigeois. je fis rapidement la connaissance des personnages caractéristiques de l'important peloton que j’allais accompagner pendant quelques jours, pour tenter de bien pénétrer l'esprit de ces balladins de la petite reine.

Et d'abord, je fis mieux connaissance avec mon guide lui-même. Il était là
avec toute sa famille, juchée sur deux engins:
1) un tandem sur lequel prenaient place, outre lui-même et sa femme, leur fille pour laquelle un petit avait été accroché sur le porte-bagages.



2) un joli petit vélo pour leur fils, qui se destine à la course dans un avenir encore assez lointain, mais qui possède déjà l'esprit» de compétition;
Le père, lui, ne l’a pas, et pour cause.
— J'étais prisonnier en Allemagne. Lorsque je suis rentré en 1945, tous les copains suivaient des régimes fortifiants, se faisaient faire des piqûres. Moi j'ai préfère me mettre au vélo. Mais ce n'était pas tout.Il fallait encore convaincre ma femme..
Il y réussit parce que les « cycles » font du prosélytisme comme M. Jourdain faisait de la prose : ils ne cherchent pas à vous convaincre que leur sport est le plus beau de tous, mais comme ils le pensent profondément, ils le disent, ils le répètent, et ils font des adeptes parmi leurs proche.

Les cyclotouristes se recrutent dans les horizons les plus divers. Pas seule­ment géographiquement, bien que ceux présents à Ussel soient venus des quatre points cardinaux : de Marseille, de Pans, de Caudry (Nord), de Digne, de Nantes, de Pau, de Lorient, de Nancy. On rencontre aussi parmi eux tous les corps de métier. A Ussel. i) y avait des manœuvres, des ingénieurs, des instituteurs, des commerçants. Il ne manquait que des oisifs. Mais ceux-là, c'est bien connu, ne font pas de bicyclette.
Il y avait également tous les âges : le plus jeune avait huit ou dix ans. et le plus âgé 70. Ce dernier mérite qu'on s'arrête un peu sur son cas. En réalité M. Bolle n'a que 69 ans et quelques mois, mais a cet âge-là, on se vieillit par coquetterie, surtout lorsqu'on suit des jeunes gens à vélo. Il a connu les grands champions de la belle époque, comme le prouve une photo qu'il me montra et qui le représente en compagnie d'Henri Pélissiei... et de Georges Carpentier Pourtant il avait abandonne* la bicyclette :
- Pensez! J'ai passé 25 ans chez Citroën et 24 chez Panhard. me dit-il avec un accent franchement faubourien. Alors la mécanique ça me connaissait. Tant que j’ai eu ma femme en vie, j’avais ma voiture, parce que le vélo, elle ne pouvait pas en faire. J’ai été veuf à 61 ans. Alors, pour me changer, j’aissé tomber la voiture, et j’ai pris la bicyclette.
Ça ne s'invente pas ! Et depuis, il court les routes avec ses amis les cyclos. Il est venu de Pans en deux étapes, comme beaucoup d'automobilistes en vacances. Pourtant, il ne faudrait pas croire que c'est un cyclotouriste débutant :
J'ai obtenu le premier brevet d'Audax le 26 août 1906. Du moins je crois être le premier. S'il y en a de plus anciens que moi, j'aimerais bien les retrouver par votre journal. C'est quand même malheureux qu'on se perde de vue comme ça.
Il ne lui vient même pas à l'idée qu'ils aient pu disparaître. Et quand on le voit pédaler, le corps un peu affaissé, mais allant bon train, je vous l'assure. on a en effet du mal à imaginer que de tels rocs puissent disparaître un jour. Je me suis pourtant risqué à une question, celle qu'on pose d'ordinaire aux champions vieillissant.^
- Mais vous n'envisagez pas d'abandonner le vélo ?
Il m’a regardé, ahuri :
- Abandonner ? Pourquoi ?
Oui. pourquoi ? On se le demande... Un autre cyclotouriste, M. Vittore (le père de l'actrice Renée St-Cyr) a bien 83 ans, lui. Et celui-là non plus ne songe pas à abandonner.


C'EST d'ailleurs tellement logique. On est bien obligé de renoncer un jour à la compétition, qui demande à l'organisme des forces jeunes et sans cesse renouvelées. Rien n'oblige à renoncer à la promenade à bicyclette. Les cyclotouristes se divisent, au sein de la Fédération Française de Cyclo­tourisme (F.F.C.T.» en trois catégories essentielles :
1) les Cyclo-sportifs, qui se rapprochent beaucoup de la course, puisque leurs temps sont pris, qu'ils recherchent la performance chronométrique. Ceux-là sont des athlètes du vélo. Ils auraient pu faire d'excellents coureurs, mais pour des raisons diverses, peut-être simplement parce que la vraie course est tout de même plus exigeante et plus absorbante, ils préfèrent l'ambiance du cyclotourisme. Mais ce sont des champions dans leur genre. On n'a pas oublié que le record de l'escalade du col de la République tut détenu par un cyclo­sportif jusqu'à, ces derniers mois.
2)Les Randonneurs. Ce sont les spécialistes des grands raids ou. comme ils disent, des grandes diagonales. Ainsi. M. Anselme, un instituteur de Marcoux près de Digne, est un randonneur. Et comme je lui demandais de m'énumérer quelques-uns de ses raids, il m'énonça froidement :-
- Messine-Gibraltar, trois mille cinq cents kilomètres en 10 jours. 7 heures.
- Une diagonale Calais-Brindisi
Consultez une carte, vous vous rendrez compte que ça tait une sacré diago­nale. Mais Messine-Gibraltar en 10 jours il y a de quoi rêver, même en y ajoutant les 7 heures supplémentaire
Les cyclo-sportifs, comme les randonneurs, préparent leur grande épreuve. Pans-Brest et retour, qui doit avoir lieu en 1961. Douze cents kilomètres, une formalité pour eux ! Fn attendant, en 1960, ils se rendront aux Jeux Olympiques de Rome, toujiours à la force du jarret.'
3) Les contemplatifs. Je n'invente rien. C'est leur nom. D'ailleurs j'aime cette logique qui fait désigner les gens par leur nom. Ce sont en effet des contemplatifs. Lucien Vacher, le dévoué organisateur de la Semaine, les définit ainsi :
Ce sont les cvclotouristes qui font du vélo pour se promener, pour visiter, des sites, des curiosités.
Pour contempler en quelque sorte. Ils étaient, inutile de le dire, les plus nombreux au rassemblement d'Ussel. Car en Corrèze, il y a de quoi contempler, à s'en mettre plein les yeux.

IL y a vraiment un esprit cyclotouriste. Il suffit de suivre une sortie pour s’en convaincre. Vous pensez bien qu'un groupe de plusieurs centaines de cyclistes comprenant des hommes et des femmes dont l'âge varie entre 10 et 70 ans ne peut rester compact. Il y avait là quelques jeunes gens de 15 à 25 ans dont le style n'aurait pas déparé un peloton d'interclub. Le coup de pédale était nerveux, et l'on sentait dans les mollets des envies de démarrage
Pourtant, personne ne cherchait à épater. D'ailleurs, personne n'était prêt à se laisser épater. Chacun roule à la vitesse qui lui fait plaisir. Les jeunes gens caracolent à l'avant, jouent du dérailleur, s'amusent à la course, pas trop sérieusement. Les familles roulent groupées, admirant le paysage, échangeant des propos de vacances. De temps à autre, on voit un cyclo arrêté :
- J'attends la famille Untel. Ils n'ont pas crevé ?







La crevaison est le lot commun des cyclistes. Mais ici, on attend toujours les attardés, on les aide à réparer, et on repart ensemble, heureux de se retrouver.
Dans les sorties, il y a des relais. Tous les 10 ou 20 km selon la longueur des parcours, tout le monde fait halte. La caravane se regroupe, du premier au dernier. On échange des impressions sur la route, sur ses difficultés comme sur ses beautés. Si le programme le prévoit, on visite quelques sites célèbres, un barrage, une usine hydro-électrique.
Alors sortent les caméras. Car les appareils photographiques et les caméras paraissent indispensables au cyclotouriste organisé, comme au touriste ordinaire. Et les appareils sont généralement aussi perfectionnés que les bicyclettes.

AH les bicyclettes, quelle merveille ! J'ai vu à Ussel quelques-unes des plus belles bicyclettes qui puissent se voir dans le monde : des cadres merveilleusement travaillés, un soin véritablement prodigieux dans le détail de l'équipement. Les constructeurs de ces bicyclettes cyclotouristes ( constructeurs justement renommés d'ailleurs, et dont le plus célèbre est René Herse) sont vraiment des artisans de grand talent. Le prix de certaines machines approche des 100.000 francs, mais ce n'est pas trop pour posséder pareil bijou (il n'est toutefois pas besoin d'un vélo à 100.000 francs pour faire du cyclo-tourisme).
Naturellement une bicyclette « cyclo » ne ressemble absolument pas à un vélo de course. L'un recherche la plus grande vitesse, l'autre le plus grand confort. C'est la différence entre la voiture sport et la berline de route. Tout est différent, y compris et surtout les braquets. Ici. on ne se vante pas d'un 53 x 14 ou d'un 55 x 15, comme dans le Tour de France. Mais, comme la pente était dure pour remonter du barrage de Marèges, une jeune fille d'Argenteuil déclara :
- Moi je monterai avec mon 28 x 24.
Avec un aussi petit braquet, il parait qu'on monterait un mur ? Cette jeune fille. d'ailleurs, m'intriguait. Elle a 17 ans, un coup de pédale de championne.et personne ne peut la lâcher parmi les hommes. Pourquoi a-t-elle choisi le cyclotourisme ?
- Parce que la course est trop dure, étant toute jeune. Mais l'année pro­chaine, je m'y mettrai peut-être,
Elle fera parler d'elle, sans aucun doute. D'autres jeunes m'ont répondu la même chose :
On ne devrait pas faire de course avant 18 ou 19 ans. Mais avant, il faut commencer à faire du vélo. Nous sommes très bien avec les cyclotouristes.
Beaucoup donc pensent à faire de la course plus tard. Certains pourtant n'y ont jamais pensé et n'y penseront sans doute jamais. Ils sont heureux de pratiquer le sport de cette façon. Et ils n'ont pas tout à fait tort, car les trois catégories de « cyclo » offrent à tous le plus grand choix pour pratiquer ce sport avec l'intensité qu'ils désirent. C'est une formule excellente. Au fait, combien y a-t-il de « cycles » en France ?
8.000 licencies environ à la F.F.C.T. m'a répondu Lucien Vacher. Mais nous sommes dans un sport où nombreux sont les adeptes qui ne prennent pas de licences. C'est par dizaines de milliers qu'il faut compter les Français qui pratiquent le cyclotourisme exactement comme nous. Le plus curieux d'ailleurs c'est que la plupart du temps, ils finissent par se grouper pour les sorties. Mais il ne leur vient que rarement à l'idée de créer un club.
Rien n'est pourtant plus simple que de créer un club cyclo. et cela donne tout de même aux adhérents de nombreux avantages.

IL y a donc le cyclo qui refuse la vieillesse, celui qui ne veut pas encore taire de course. Il y a cet instituteur dont nous parlions plus haut, qui a commencé la bicyclette à 30 ans. parce qu'auparavant il faisait de l'athlétisme, et qu'il a trouvé plus drôle, une fois la prime jeunesse passée, de se promener à vélo que de continuer à tourner autour d'une piste. Il y a d'anciens coureurs cyclistes qui ont trouvé là un aliment idéal à leur passion. Tel cet ancien sociétaire de l'U.S. Vésinet qui, devant abandonner un jour sa fine bicyclette de course. acheta un tandem.

- Ma femme aimait le vélo. Alors, nous avons commencé à parcourir les routes en tandem. Et puis nous avons eu des enfants. Nous les avons d'abord transportes en paniers, puis lorsqu'ils ont été plus grands, nous avons acheté un autre tandem. J'en dirige un et ma fille est derrière. L'autre est conduit par ma femme, avec le fils derrière.
Elle a moins de chance, la maman. Parce que le fils, il marche rudement sort. Et sa pauvre mère en entend de sévères :
- Allez, maman, appuie un peu. Tout le monde nous passe. Vivement que j'ai mon vélo, je te jure !
Authentique. Heureusement, il aura bientôt son vélo, papa l'a dit devant nous, et plus tard il pourra courir. Sa place derrière maman, elle sera bientôt prise par un autre frère qui grandit. C'est comme ça que pousse dans l'harmonie une famille cyclotouriste.
I1 v a aussi de plus jeunes couples. L'un d'eux est de Nantes. Mari et femme sont aussi passionnés de randonnées à bicyclette. Mais un jour il y eut un bébé. Que croyez-vous qu'ils firent ? Ils achetèrent une remorque, et c'est le papa qui promène (depuis l'âge de 3 mois) son futur partenaire. Car bien sûr, là aussi, la solution du tandem s'imposera bientôt.

CE sont des types formidables, ces cyclos. Voilà notre conclusion. Ils sont sains, joyeux (et comment!), ils ont un sens aigu de la solidarité. Ils écument les grandes routes et les petits chemins, et la nature (50 % d'entre eux sont également campeurs, évidemment). Ils sont tous mécanos jusqu'au bout des ongles, et la bicyclette la plus compliquée n'a pas de secret pour eux (une chose que les coureurs professionnels actuels ne pourraient pas tous affirmer). Et surtout ils ont su allier à leur goût sportif un désir de connaître, de s’ instruire qui en fait des hommes complets.
Nous espérons bien avoir le plaisir de les retrouver souvent, et de plus en plus nombreux. "


Cinquante ans après, est-ce que cela a beaucoup changé?

7 commentaires:

  1. Bonsoir, je devance aujourd'hui Mickael pour la correction de texte : la manifestation réuniT chaque année. Sinon, petite question pratique : as-tu le droit de reproduire des textes entiers comme ça, du point de vue des droits d'auteur et tout ?

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  2. Vraiment sympa. Mais je crois que le zoom ne pointe pas systématiquement sur les textes. Certains ne réagissent pas au "clic" alors que les photos qui les entourent, oui. Moi, ça a été, j'ai pu le lire... Mais j'ai bien peur que pour ceux de 1959, il faille une loupe ou un écran 28 pouces.
    Mais merci encore pour ces jolis souvenirs de sport.
    Mickey.

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  3. Chère MJ, I don't know. Mais j'enquête... Tu vas pouvoir me surnommer Colombo.

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  4. Chère mi-ju, j'ai décidé d'arrêter de harceler le créateur de ce blog avec les fautes d'orthographe (sauf si vraiment elles me font mal!). Je ne voudrais pas qu'il ait l'impression que je ne regarde que ça. D'autant plus que la qualité du contenu excuse bien les petits défauts du contenant. A ton avis, vaut-il mieux une bonne bière dans un verre quelconque, ou une mauvaise bière dans un joli verre? Mais la bonne bière doit au moins être à la bonne température. Sinon, c'est une erreur inexcusable.
    Brassicolement.
    Mickey.

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  5. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  6. Cher Mickey
    Jamais je ne me sentis harcelé. Tu peux donc continuer à me faire remarquer mes erreurs (orthographiques ou autres, There is no problem...).
    J'essaierai de servir ce blog à bonne température: L'image me plaît bien.
    Tu remarqueras que j'ai réussi à "convertir" un texte scanné en texte "normal", et donc lisible...
    Je vais devenir le roi du scan!

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  7. Alors là Jean pierre ,tu fais très très fort ces derniers articles sont extraordinaires, c'est vraiement formidable ce que tu fais je suis fier d'être ton président.
    Amicalement
    Thierry miton
    Président
    Audax Club Parisien

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