vendredi 16 janvier 2009

Début de saison 1959

Ce soir, juste un petit texte pour parler des coureurs qui ont fait le début de cette saison 1959. En six étapes Paris-Nice-Rome, Paris Roubaix, le Tour d'Espagne, Le Tour d'Italie, Bordeaux-Paris et le championnat de France.


Petit jeu ( pour les connaisseurs et ceux qui suivent):Les reconnaissez-vous ces 4 sprinters dessinés sur la couverture des cahiers de L'équipe qui présentent justement la saison 59 ?(J'attends de nombreuses réponses!)


Cette année-là, Paris-Nice est transformée en Paris-Nice-Rome, la seule édition de cette formule à ma connaissance. C'est le Français Jean Graczyk, qui court sous le maillot de la chicorée Leroux qui gagna.
Petit, je découpais des vignettes sur les paquets de chicorée Leroux, quand on en avait beaucoup on les envoyait au siège de "Chicorée Leroux" et on recevait des cadeaux que l'on avait choisi sur une liste, pas un catalogue, une liste. C'était dans le Nord, mais où ? Une fois, une tante de ma mère que l'on appelait "Nainaine Thalie", me donna un gros paquet de vignettes "Chicorée Leroux" et je m'offris une belle collection de timbres, j'avais dix ans peut-être...
Un autre Français, Gérard Saint, adepte, lui, de l'apéritif Saint Raphaël (Equipe "Rapha Géminiani).
Ma mère avait une autre tante, la "Nainaine Caroline" je crois, qui proposait toujours à ses visiteurs "une petite goutte de saint Raphaël, ça fait pas de mal, hein, Nanette." Je vois encore la forme de la bouteille et l'étiquette. Je crois que je n'ai jamais bu de ce breuvage. Cela existe-t-il encore ?
J'avais aussi une "Nainaine Blandine", une "Nainaine Fine" et une "Nainaine Madeleine", comme Proust (Hi, hi, hi...). Ce blog est bien culturel, n'est-il pas ?

Dans l'Enfer de Nord, ce sont quatre Belges qui prennent les quatre premières places. C'est sans doute le moins connu des quatre qui gagne, Noël Fore.


Le grand espoir du cyclisme français (dixit qui vous savez... Non, vous ne vous rappelez pas?) Roger Rivière perdit la Vuelta au profit d'un Espagnol dont je n'arrive pas à me rappeler le nom.
Est-ce à cause de la crevaison représentée en Une de ce Miroir Sprint? En tout cas, admirez la technique pour changer le boyau.
Il y a aussi une voiture arrêtée derrière le champion... Une belle Espagnole ? Quel modèle? A toi de jouer mon cher Mickey... ou un autre...

Un autre Français fut malchanceux dans le Tour d'Italie. Jacques Anquetil prit la deuxième place derrière Charly Gaul. Il perdit le maillot rose la veille de l'arrivée à Milan dans le col du Petit Saint Bernard, que j'aurai le plaisir de gravir l'été prochain, je vous raconterai. Anquetil perdit plus de 7 minutes sur le champion luxembourgeois dans cette ascension. Moi, je serai tranquille, peinard, relax, cool, j'essaierai d'arriver avant la nuit.


Bordeaux-Paris ,plus de 600 kilomètres, quelle belle course. Disparue hélas et qui n'existe plus que pour les randonneurs comme moi. J'y ai participé en 2004, sans les dernys bien sûr, ces espèces de vélomoteurs (On disait des "BURDINS", je crois). Ces machines entraînaient les coureurs à des allures folles à partir des environs de Tours. Avec ce Bordeaux-Paris, Louison Bobet gagna une de ses dernières grandes courses. Bobet que jamais je ne vis courir, même pas à la télé, mais qui fut le champion de ma petite enfance. Nous ne disions pas : "Vas-y Jaja!", ni "Vas-y Hinault", ni "Tous dopés!", "Vas-y Poupou!" c'était fréquent. Mais je me souviens surtout des "Vas-y Bobet!" Cela devait être à la maternelle de Saint Cado.

Enfin, l'homme en forme à quelques jours du départ du Tour, c'est Henry Anglade qui a gagné le Dauphiné libéré et est devenu champion de France sur le circuit de Montlhéry, avec sa fameuse côte Lapize (Octave de son prénom, vainqueur du Tour de France 1910). En 1983, le 13 mars, j'ai fait une course sur ce circuit et je me souviens surtout de cette côte Lapize. Je me souviens de l'arrivée au sommet de la côte. Je me souviens aussi que nous étions plus de 200 au départ. J'étais licencié au club d'Antony Berny Cycliste et je venais de quitter ma Bretagne natale pour la région parisienne.

Anglade courait pour l'équipe Libéria. Libéria, quel était ce sponsor ? Une marque de vélo ? de sous-vêtements molletonnés ? Que sais-je ? Mais si quelqu'un sait... Aucune hésitation, un message et c'est gagné ! En tout cas, le directeur sportif était Pierre Brambilla, vous savez le coureur qui perdit le maillot jaune du Tour 1947 lors de la dernière étape suite à une attaque de Robic qui gagna, lui...

L'adresse de cette équipe: 44, rue de Mortillet à Grenoble. Téléphone 44 - 28 - 90 ; j'ai essayé, personne ne répond. Je passe par Grenoble l'été prochain...

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