lundi 26 janvier 2009

Brève de vélo (Dossard n°3)

"Vous venez de monter une côte à vive allure, vous êtes donc en état de moiteur. C'est maintenant la descente plus ou moins longue. Vous utilisez naturellement votre roue libre, c'est-à-dire que vous ne produisez plus aucun effort. Moment néfaste pour votre santé ! Un courant d'air peut vous saisir et c'est la bronchite, sinon la pleurésie qui vous guette..."
Docteur Just CHAMPONNIERE,
Membre de l'Académie de médecine de Paris
Président d'honneur du Touring Club de France
Dans la "Revue du Touring club de France" (Fin du dix-neuvième siècle)

La roue libre fit son apparition en 1896. Elle supplanta rapidement le pignon fixe. Mais il y eut dans les milieux cyclistes de vives polémiques comme en témoigne la brève citée ci-dessus.


Je dédie cette brève à Thierry avec qui je roulais hier et qui doit participer l'été prochain à la randonnée Londres-Edimbourg-Londres (1200 kilomètres environ...) avec un vélo à pignon fixe. Il montait sa drôle de machine hier.
A l'arrivée, j'entendis un jeune VéTéTiste s'exclamer : "Oh! Un vélo à une vitesse !"
Mais surtout une machine infernale sur laquelle on ne peut pas s'arrêter de pédaler !
Combien de coups de pédales entre Londres et Edimbourg ? A vos calculettes...

Voici la machine en question: une belle bête, à-priori...


Mais en y regardant de plus près: pas de dérailleur, ni à l'avant, ni à l'arrière. Serait-ce un adepte du Docteur Just Machin ?... Et j'ai roulé avec lui, hier. Salut, Thierry !

J'ai également mis un lien vers le blog de Thierry: La passion des randonneuses (Non, ce n'est pas un adepte de jeunes (ou vieilles) filles qui se promènent dans nos campagnes, il s'agit de vélo de randonnée... Ignares que vous êtes !

Ah! les beaux vélos !

2 commentaires:

  1. En voilà une drôle d'idée. Et on y gagne quoi, à part diminuer le risque de fluxion de poitrine? C'est vrai que ça limite sérieusement les risques de panne de dérailleur, mais bon....
    Curieusement.
    Mickey.

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  2. et bien mon bon Mickey, on y gagne rien, simplement un bon mal de cuisses. On essaye toujours de pousser la barre des limites, toujours un peu plus loin. Le vélo est une sorte de thérapie, évacuer le mal qui vous habite. Et là crois moi mon gars il y a du boulot, donc 1400 kms sans dérailleur ni roue libre, imagine le mal qui m'habite, les psy ne sont pas près d'être au chômage ainsi que les constructeurs de vélos !!!!! de toute façon la vie est folle et l'homme a toujours essayé de pousser les limites, pensons à Léonard de Vinci qui voulait voler..... et moi je vais pédaler

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